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Réaction à l'article de Sud Ouest

Voici les mails que nous avons envoyé au journal sud ouest en réaction à l'article paru sur la petite enfance à Mont de Marsan

Madame,

Suite à votre article du jour je me permets juste de porter à votre connaissance et certainement à celle de Mme le Maire que le « vide abyssale » dont elle parle est provoqué depuis 3 ans par la fin de l’accueil des enfants de 2 ans dans les écoles montoises, choix éminemment politique fait par Mr Darcos que Mme Darrieussecq a reçu il y a peu de temps à la Maire de Mont de Marsan.

Vous pourrez continuer votre série, si série il y a, en interrogeant les parents d’élèves, les professeurs des écoles, les médecins, bref la communauté éducative pour constater que cet accueil avait un sens pour l’éveil des enfants. Bien entendu il s’agit encore une fois de transférer des compétences de l’Etat vers les collectivités locales, choix politique que nous ne partageons pas, mais je sais Mme le Maire ne fait pas de politique…

Renaud LAGRAVE

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Afin de faire suite à votre article de ce jour, je me permets une réaction.

Le « vide abyssal » dont parle Madame le Maire en matière d’accueil des jeunes enfants n’est que le discours politicien dont nous habitue la majorité montoise depuis sa prise de fonction. Il est plus simple de critiquer l’ancienne équipe que d’appliquer les promesses d’un programme électoral. Déjà plus d’un an de gestion et…rien de réellement mis en place.

Oui, les structures jeunes enfants de la ville – des villes françaises – doit continuellement s’adapter aux évolutions sociales des ménages. Il n’est plus possible d’imaginer aujourd’hui un couple dont l’un des parents pourrait se permettre de ne pas avoir d’activité professionnelle afin de garder son ou ses enfants à la maison. Ainsi, les structures d’accueil doivent continuellement évoluer pour tenir compte de cette donnée.

Sur l’embauche des huit assistantes maternelles ; ce fut partiellement des remplacements de départ à la retraite. Ensuite, au moins trois d’entre elles sont restées sans activités les premiers mois ou gérant des placements ponctuels qui ne pouvaient en aucun cas constituer une base de rémunération acceptable, d’où l’urgence d’une mensualisation.

« Les enfants porteurs d'un handicap ou de problèmes médicaux pourront être accueillis » ; l’exemple du « petit autiste » que vous donnez est le seul à ce jour ; il n’y a pas d’assistante maternelle candidate à cette prise en charge à ce jour, et celles qui le souhaiteraient devront faire une formation.

La mise en place des micros crèches me semble paradoxale à la lecture de l’argumentation de la majorité municipale. En effet ; soit l’urgence d’accueil est bien là, et les micros crèches ne sont en aucun cas des structures permettant immédiatement après leurs mises en places la prise en charge d’enfants, puisque la législation impose que les assistantes maternelles intervenants dans ces structures soient en fonctions depuis plusieurs années, et donc…elles arriveront avec leurs propres enfants dans la micro crèche, ce qui ne générera aucune nouvelle place dans l’immédiat. Mais, certes, et c’est sans doute ce qui séduit la municipalité : cela augmente les statistiques et se réalise avec un budget restreint.

La Commission Solidarité, qui a étudiée et discutée ces informations lors de sa réunion d’hier, a validé cette analyse, mais avec trois lignes qui n’ont pas été développées dans votre article. Les voici :

« Ce chiffres de 167 berceaux faisant défaut doit être analysé au regard du contexte de développement des effectifs de l’Etat à court terme (ouverture du centre pénitentiaire) et à moyen terme (augmentation des effectifs de la base aérienne de près de 400 à l’horizon 2010).

Le « vide abyssal » tient ainsi compte de modifications à venir.

Pour conclure ; ces nouvelles mises en place ne sont que la réalité d’une gestion municipale normale, qui se doit d’évoluer en fonction des nouvelles donnes, comme l’ancienne équipe l’avait fait en son temps. Il est complètement déplacer de juger ainsi le travail réalisé, alors que les conditions locales évoluent.

A quand pourrons nous juger d’un travail effectivement réalisé par la majorité municipale, sans qu’elle le mette en valeur par une critique systématique de son prédécesseur ?

Je reste à votre disposition pour tous autres renseignements.

Bien à vous,

Jean Philippe GUERINI

Comments

Communiquer et ne faire que ça

Pourquoi ont-ils ce besoin de communiquer à tout va ? Sans doute pour tenter de convaincre montoises et montois que le mandat est prolixe. Malheureusement, nous ne sommes pas des imbéciles et nous voyons bien que ce n'est que du vent.

Même sur un sujet comme celui-ci, se targuer de "faire mieux" que les anciens est ridicule.

Vos deux réponses, très complémentaires, le mettent en lumière.

Continuez à réagir, continuez à vous opposer ; on en est plus à une opposition politique, mais à une opposition de bon sens.