Paru dans la presse
Salve de boulets rouges au conseil municipal de Mont-de-Marsan
L'opposition municipale organise des réunions publiques pour livrer son analyse du bilan du maire. Sans surprise, les critiques pleuvent.
Le maire, ce sont les dames qui en parlent le mieux. Et elles ont la dent dure. On a pu le constater mercredi dernier mais ce sera sans doute la même musique ce soir (1), second épisode consacré par l'opposition municipale au bilan des deux ans de mandat de Geneviève Darrieussecq.
Ainsi Ségolène Dauga, chargée d'aborder le chapitre démocratie. La jeune femme parle d'une « gouvernance démocratique de façade ». « La concertation oui, mais on décide d'abord. » Des exemples ? Les clubs du 3e âge, l'école du Manot, le camping municipal, les travaux dans les quartiers…
L'opposition refuse la fermeture de l'école du Manot
Pour protester contre la fermeture de la classe unique, les élus de gauche sont allés jusqu'au clash.
N'allez surtout imaginer que c'est pour aller écouter Raymond Domenech annoncer la fin des espoirs de quelques stars du ballon rond que l'opposition a « marqué le coup »…
Ne riez surtout pas (comme Bertrand Tortigue ne s'en est ostensiblement pas privé…), c'est un sujet beaucoup plus sérieux que la liste de 23 footballeurs en partance pour l'Afrique du Sud. Même si c'est aussi une affaire de sous, plus ou moins gros bien sûr…
L'entente (presque) cordiale
CONSEIL MUNICIPAL. Malgré une belle unanimité autour des projets d'aménagement (et même sur un voeu de l'opposition !), le débat a dérapé dès qu'il a été question de budget
Tout avait pourtant si bien commencé. Il faisait bon, il faisait chaud, on sentait quasiment le sable chaud. Pour ce premier Conseil municipal de l'été, le « ça sent les vacances » lancé en préambule par Geneviève Darrieussecq, en même temps qu'étaient décomptés les dix élus absents hier soir, résumait bien l'ambiance.
Peyrouat : l'opposition ne perd pas le nord La crèche, l'énergie, la culture...
Vingt-cinq questions à l'ordre du jour et unanimité sur toutes. Ça n'arrive pas si souvent pour omettre de le signaler. « C'est un carton plein », se félicite Geneviève Darrieussecq qui a vite fait de calculer que ce Conseil municipal d'une durée de deux heures a battu un record de vitesse.
Une Régie municipale pour gérer l'Office de tourisme Une motion politique ou consensuelle ?
Minuit dix-sept minutes, l'heure de clôture des comptes, c'est ainsi que l'on pourrait résumer le Conseil municipal de mardi soir, qui aura duré près de 5 heures. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, pourrait en être le sous-titre, et au pluriel en plus, au sujet de l'Office de tourisme. On en était aux délibérations n° 45, 46 et 47 (sur un total de 56), et même si la fatigue était bien présente, les différents acteurs n'avaient rien perdu de leur énergie.
Geneviève Darrieussecq parle d'une « régularisation » nécessaire, dans un dossier qui agite tout le monde, élus et associations, depuis un an. Considérant « que nous avons perdu un an à vouloir régler les choses tranquillement », en proposant de nouveaux statuts et de nouvelles missions au travers d'une « convention d'objectifs et de moyens », propositions qui ont toutes été refusées, Mme le maire a décidé de trancher.
En terrain glissant
CONSEIL MUNICIPAL. Au tiers d'une séance marathon, l'opposition s'est hier soir signalée, multipliant interventions et autres escarmouches sur quasiment tous les sujets...
C'était parti pour être long. Ce fut très long. « À l'heure où nous écrivions ces lignes », relataient autrefois nos ancêtres plumitifs... Et bien à cette heure-là, donc, les élus montois devaient à peine en être à la mi-temps, avec pause casse-croûte prévue pour cette séance annoncée marathon : 56 délibérations à l'ordre du jour de ce deuxième conseil municipal de l'année, il fallait les avaler, en plus du sandwich.
La nouvelle opposition travaille à la reconquête
Débutants eux aussi, les battus de 2008 ont dû apprendre un nouveau métier...
Ils n'étaient pas habitués. En premier lieu parce qu'ils n'avaient jamais été élus; eux non plus. Mais surtout parce que le métier d'opposants, quand on est de gauche à Mont-de-Marsan, ce n'est pas n'est pas vraiment le genre de tradition qui se transmet de génération en génération.
Les rebonds du budget
CONSEIL MUNICIPAL.Deux jours après le vote du budget primitif, l'opposition ressasse encore un certain nombre de points. Et le fait savoir via son porte-parole, Renaud Lagrave
C'était fatal. Évident. Le premier (vrai) budget primitif de la nouvelle municipalité n'allait pas passer comme lettre à la poste. Et laisser fatalement quelques arêtes en travers de gosiers opposants.
Renaud Lagrave, au nom de l'opposition, s'est donc fait plus qu'un devoir, un malin plaisir, de remonter au créneau dès hier, notamment pour rappeler « pourquoi son camp avait voté contre ce budget.
Merci pour le rugby, mais le foot ?
Il aura fallu attendre 21 h 15, soit 2 h 15, pour que le premier vote du Conseil municipal intervienne mardi soir. Ouf... Et si Geneviève Darrieussecq avait l'intention d'accélérer le rythme d'une interminable séance, l'opposition en avait décidé autrement... Et l'a fait savoir, maintenant un certain nombre « d'interventions ». « D'accord pour des questions ponctuelles, mais pas pour des interventions excessivement longues », concède Mme le maire.
Il y a budget et budget
CONSEIL MUNICIPAL. « Sincère et réaliste » pour la majorité, « comptable et au rabais » pour l'opposition qui a voté contre : le budget primitif a donné lieu à quelques envolées
Bienvenue dans le monde du Power Point et des camemberts. Ce monde où majorité et opposition ne pourront jamais tomber d'accord et même sans retransmission radio en direct (panne due aux ondes négatives du Power Point ?), échangeront toujours des mots doux sur le dos de la dureté des chiffres. Bienvenue donc au premier (vrai) budget primitif présenté par l'équipe de Geneviève Darrieussecq, puisque celui de 2008 l'avait été peu de temps après l'élection de mars dernier, sans que la nouvelle équipe en place ait vraiment eu le temps d'affiner ses camemberts...
