Lors du dernier conseil municipal, j'ai interpellé Madame le Maire et la majorité municipale sur le rôle et le fonctionnement des conseils de quartier qui ne peuvent en aucun cas être des tribunes politiques puisque leur vocation est de mettre en lien des habitants d'un même quartier Il est pour le moins scandaleux , que dans un conseil de quartier ait été proposé qu'un membre de la majorité municipale candidat à l'élection cantonale puisse venir y faire campagne. Cela est d'autant plus inadmissible puisque les élus de la minorité ne sont même pas représentés dans ces conseils de quartier.
Alors, aujourd'hui, quand on veut nous faire la leçon de démocratie et de patience , il serait pour le moins honnête et respectueux pour la diversité de faire vivre les valeurs de la démocratie et de la citoyenneté.
Les vertus de la démocratie et de la patience ne doivent pas être un drapeau que l'on peut agiter dans les débats sans pour autant les faire vivre.
Il n'y a pas d'un côté "les savants" et de l'autre "les ignorants".
Alors, oui au débat démocratique et non aux donneurs de leçons
Mr ALAIN BACHE conseiller municipal à Mont de MARSAN
Le porte-parole de l'opposition municipale craint pour les finances de la Ville qui, selon lui, vit au-dessus de ses moyens. Il redoute que la dette n'explose.
Jeudi soir les orientations budgétaires ont donné lieu comme il se doit, à débat. Renaud Lagrave n'a pas donné sa langue au chat.
« Sud Ouest. » Vous avez pointé le taux d'absentéisme parmi le personnel municipal, soit 26 jours par an et par agent. Quel était le sens de cette remarque ?
Renaud Lagrave. Je suis très inquiet par rapport à cet absentéisme et les milliers d'heures supplémentaires qui vont avec. On nous a répondu que c'était lié à l'allongement de l'âge de la retraite. Visiblement, il y a de la souffrance au travail. Je ne souhaite pas stigmatiser mais il y a des raisons à ça. Un audit nous aurait éclairés là-dessus. Probablement y a-t-il trop de départs en retraite non remplacés.
Une autre de vos interventions a porté sur les acquisitions foncières…
Hors Anru et Bosquet, il n'y en a pas alors qu'on en aurait bien besoin. Pour des logements sociaux en particulier. Depuis trois ans, je le dis. La commune ne se rend pas propriétaire de lieux importants comme le Loustau, l'ancienne prison, les friches commerciales, les bâtiments de l'État. À l'époque, quand l'Armée a quitté Bosquet, on ne s'est pas longtemps posé la question de racheter ces 13 hectares. Pire que ça, la tendance est à la vente, de la bibliothèque, de la Régie des fêtes et pourquoi pas des halles. On est obligés de vendre les bijoux de famille.
Selon vous, la dette va exploser…
Elle explose déjà et ça va continuer. Les 5 millions d'euros pour l'école Saint-Médard, par exemple, on va les trouver où ? C'est pour ça que j'ai demandé un prévisionnel détaillé. À la Région, on a fait un plan d'investissements jusqu'en 2014. Là on empile mais on ne sait pas combien ça fait à l'arrivée.
Quelles solutions préconisez-vous ?
Aujourd'hui, on sabre dans le fonctionnement sans tenir compte des besoins des gens. Je n'ai toujours pas digéré la fermeture de l'école du Manot. Il faut tout mettre sur l'emploi. Les investissements, il faut continuer à les soutenir mais probablement faut-il en ajourner certains et revenir aux fondamentaux que sont les écoles et l'Anru. L'embellissement de la ville, tout le monde est pour, mais ce n'est pas la priorité. Lors des trois prochains exercices, il faudra faire des choix. En ce moment, on vit au-dessus de nos moyens.
Geneviève Darrieussecq déplore qu'on lui mette des bâtons dans les roues. Elle visait clairement les conseils général et régional…
Elle apostrophe systématiquement le Conseil régional sur le contrat d'agglomération qui est en cours d'élaboration. À la Région, on fonctionne en mode projets. C'est pour ça que ça prend du temps. La dernière fois, on a finalisé le contrat d'agglo d'Agen et ça s'est fait après 10 mois de travail. On n'est pas un tiroir-caisse à la Région. J'aimerais bien qu'elle nous dise sur quels dossiers on lui a mis des bâtons dans les roues… Sur la médiathèque, on est venus, sur le stade Guy-Boniface aussi. Et la salle Dorgambide et l'Anru ? On peut aussi le dire du Département. À Bosquet, il a participé pour les Archives, le CAUE, l'Adil, la Maisondes communes…
Geneviève Darrieussecq serait donc paranoïaque ?
Non, elle est juste très pressée. Il faut qu'elle apprenne la patience. Il y a un temps pour tout. D'abord on prépare les dossiers, ensuite vient l'arbitrage politique. Là, les dossiers n'ont même pas été débattus en Conseil communautaire. Alors qu'elle ne vienne pas nous donner des leçons.
Le stade montois Omnisports est propriétaire du stade du Loustau mitoyen de l'hôpital Layné. La vente de ce terrain à un pomoteur immobilier bien connu sur la ville est intervenue par acte sous-seing privé signé il y a quelques jours. Ces faits ont été cachés aux membres du conseil de surveillace de l'hôpital pourtant appelés à débattre de l'avenir du Loustau le vendredi 17 décembre. Les dirigeants de l'Omnisports n'ont pas agi en catimini car ils avaient préalablement informé Madame DARRIEUSSEC, maire de Mont-de-Marsan et présidente du Conseil de surveillance de l'hôpital, de leur projet de vente.
Malgré l'urgence et la gravité de la situation, le maire de Mont-de-Marsan continue à botter en touche pour laisser l'irréparable se commettre en réalité avec son accord. Tous les usagers et le personnel de l'hôpital subissent chaque jour les contraintes d'un stationnement indigne pour l'accès à un hôpital. Depuis des décennies, la décision de moderniser sur place l'hôpital et de ne pas en reconstruire un neuf à l'extérieur de la ville a été principalement justifiée par la possibilité d'acquérir le moment venu le stade du Loustau. L'hôpital se trouve dans un environnement entièrement urbanisé et la seule nouvelle maîtrise foncière possible est le stade du Loustau. L'histoire ne repassera pas les plats et c'est maintenant que ce terrain doit être acheté pour garantir l'amélioration du stationnement et le développement futur de notre centre hospitalier. C'est une décision qui pèsera pour des décennies sur notre avenir commun. La ville de Mont-de-Marsan doit faire jouer son droit de préemption. Si l'hôpital n'est pas en mesure de racheter immédiatement ce terrain, nous proposons que toutes les énergies soient mobilisées avec le concours de la Ville, de la Communauté d'Agglomération et évantuellement de l'établissement public foncier local. L'hôpital est un bien commun au service de tous les citoyens et nous ne pouvons pas laisser ce mauvais coup remettre en cause l'intérêt général.
Alain VIDALIES Renaud LAGRAVE Christian CAZADE
Député des LANDES V.Président du conseil Régionale Conseiller général
Dans l'article paru hier en réponse à l'article de la veille, nous avons le plaisir de découvrir que Mr Tortigue est désormais porte parole du groupe UMP MODEM, mais surtout qu'il oublie un détail qui a son importance: nous avons voté CONTRE tous les budgets proposés par sa majorité depuis qu'ils sont élus.
Bertrand Tortigue réagit Renaud Lagrave aussi
Le deuxième adjoint de Darrieussecq trouve l'opposition de mauvaise foi quand elle critique des dossiers qu'elle a votés.
« La mauvaise foi de l'opposition devient quand même maladive. » Bertrand Tortigue, deuxième adjoint de Geneviève Darrieussecq, n'a pas goûté les critiques de Renaud Lagrave et Alain Baché (notre édition de mardi) sur les choix budgétaires de la municipalité.
Concernant l'organisation du Festival des sports extrêmes (FISE), celui qui est aussi vice-président de la Régie des fêtes et animations rappelle que l'opposition a voté, en juin dernier, pour la poursuite de cette manifestation qui d'après ses calculs n'a pas coûté 120 000 euros à la Ville mais 67 600. En 2009, le coût était moindre, 50 000 euros, dans la mesure où la Région avait abondé à hauteur de 10 000 euros. « Entre-temps MM. Baché et Lagrave ont pourtant été élus au Conseil régional », fait remarquer Bertrand Tortigue. Pour résumer : « ils annoncent donc, en toute connaissance de cause, des chiffres inexacts et s'opposent à une manifestation pour laquelle ils ont pourtant voté. »
« De quoi parlent-ils ? »
Quant « à tous ces trucs bling-bling » (Alain Baché), l'adjoint en charge des sports et de la jeunesse et candidat aux cantonales sur Mont-de-Marsan Sud, s'interroge. « De quoi parlent-ils ? Il faut savoir que l'opposition a voté pour l'intégralité de nos grands projets. » Et de citer les berges, le boulevard Nord, le complexe funéraire, la réhabilitation du groupe scolaire Saint-Médard, la rénovation de la salle Jacques-Dorgambide…
Renaud Lagrave a également réagi à la critique de Geneviève Darrieussecq sur la lenteur de la Région à se pencher sur le futur contrat d'agglomération. « Nous défendrons les dossiers montois quand ils seront prêts ce qui est loin d'être le cas. » Et le nouveau vice-président du Conseil régional de poursuivre : « La Région n'est pas un tiroir-caisse. Un contrat d'agglomération, ça se travaille en amont ce que n'a pas fait la présidente qui est pourtant élue régionale depuis plus longtemps que nous. »
Le débat d'orientations budgétaires aurait dû avoir lieu ce soir. Il est reporté à l'année prochaine tout comme le vote du budget primitif.
L'an dernier le débat sur les orientations budgétaires avait eu lieu en novembre, précédant le vote du budget primitif en décembre. Cette année, le plan devait rester tel quel mais il a finalement changé.
Deux séances du Conseil municipal étaient programmées avant la fin de l'année, ce soir et le 16 décembre. Finalement, il n'y en aura qu'une le 6 décembre.
Geneviève Darrieussecq s'en explique. « Il n'y avait pas beaucoup de délibérations et je ne vois pas la nécessité à multiplier les réunions. Nous avons donc décidé de fondre deux conseils municipaux en un seul. » Et il n'y sera pas question de budget.
« On ne sait pas ce que seront précisément les dotations de l'État, poursuit le maire. On peut penser qu'au mieux elles stagneront. Mais comme on souhaite coller du mieux possible aux chiffres, on ne votera le budget primitif que fin mars. »
Alain Baché, conseiller municipal communiste, voit autre chose derrière ce report. « Cela traduit une situation financière dramatique et préoccupante. Ils sont bien embêtés et les Montois vont l'être aussi. »
« Ces trucs bling-bling »
Le socialiste Renaud Lagrave, porte-parole de l'opposition, développe. En trois points. 1 : « Lors de la campagne électorale, ils s'étaient engagés à voter le budget en fin d'année. » 2 : « Tout le monde sait que les dotations sont gelées jusqu'en 2014. L'autonomie des collectivités territoriales, c'est fini. » 3 : « On dit depuis un moment que nous vivons au-dessus de nos moyens. »
Alain Baché dit les choses autrement : « Qui va payer tous ces trucs bling-bling, tous ces projets pharaoniques qui sortent des cartons les uns après les autres ? »
Lagrave traduit en chiffres. « La Ville a une capacité d'investissement annuelle de 6 ou 7 millions d'euros, là, on ne sera pas loin de 10. Comment fait-on ? »
« L'équipe en place refuse d'augmenter les impôts mais du coup c'est la dette qui croît », rebondit l'élu communiste. « L'an passé, elle est passée de 32 millions d'euros à 35, ce que nous avions pointé. En 2010, elle va suivre la même courbe, une spirale dangereuse. » Geneviève Darrieussecq sourit. « L'opposition est extraordinaire. Quand on veut faire des économies, elle est contre. Quand on investit, elle râle aussi. Moi, je ne suis pas plus inquiète que ça. On a beaucoup de projets pour cette ville, on les fera au fur et à mesure en fonction de nos moyens. On ira à la vitesse où on pourra aller. »
Si la marge de manœuvre de la municipalité est si étroite, c'est aussi parce qu'elle a toujours promis de ne pas augmenter les impôts. Il n'est pas impossible que cette philosophie, presque un dogme, soit en train d'évoluer.
Quid des impôts locaux ?
« Lors de la précédente mandature », livre Geneviève Darrieussecq, « les impôts avaient augmenté de 20 % pour bien peu d'investissements à l'arrivée. Nous sommes partisans de ne pas y toucher mais si un jour il faut relever les taux d'imposition parce que c'est trop lourd, et bien, nous le dirons aux Montois et nous le ferons. »
Ça n'est pas pour l'année prochaine mais la possibilité existe donc bien. Renaud Lagrave se garde de réclamer cette augmentation, il aborde la question autrement. « Des arbitrages budgétaires seront nécessaires parce que plus on avance, moins on a de recettes et plus on aura de dépenses », estime t-il. Les uns et les autres en conviennent mais s'opposent sur la mise en pratique. Ainsi le conseiller PS n'aurait « pas fermé une école » (celle du Manot, NDLR) mais plutôt fait une croix sur le Festival des sports extrêmes « dont l'organisation coûte quand même 120 000 euros. »
Contre-offensive du maire Modem, sur un autre terrain : « Plutôt que de s'arracher les cheveux, MM. Lagrave et Baché, qui sont conseillers régionaux, feraient mieux d'aider leur territoire à la Région. »
Une pique qui renvoie à de récents contre-temps concernant le futur contrat d'agglomération de l'ex-CAM.
En attendant les arbitrages forcément cruels du premier trimestre 2011, le Conseil municipal va quand même parler sous en décembre. Une décision modificative au budget est inscrite dans la liste des délibérations. « Il va falloir remettre 550 000 euros au budget 2010 en frais de personnel et encore 200 000 pour le CCAS », avance Alain Baché.
Beaucoup de débats, hier, autour du commerce, en centre-ville ou autour… Avec en toile de fond le grand projet du « cœur de vie » imaginé par la majorité….
Vous avez déjà entendu parler des Ramblas ? Les plus connues sont à Barcelone et si vous avez un jour passé les Pyrénées, vous n'avez normalement pas pu éviter de circuler sur l'une d'entre elles, à pied, à l'espagnole, le soir, en famille ou en solo, manière de lécher quelques vitrines, de découvrir des lieux insolites ou de chercher le bon spot pour boire un verre ou manger un morceau…
Il doit être question de cela, si on suit bien leur pensée, dans le projet porté depuis l'élection de mars 2008 par Geneviève Darrieussecq et son équipe. Hier soir, les cinq premières délibérations au moins, sans déboucher formellement sur du concret enfin palpable (et si c'était ça, le problème ?), ne parlaient que de cela.
Mise en œuvre d'une stratégie commerciale et artisanale avec appel au fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC) ; délégation de maîtrise d'ouvrage pour une opération d'amélioration de l'habitat avec renouvellement urbain (OPAH RU) ; lancement d'études préalables à la création d'une ZAC (zone d'aménagement concertée) entre boulevard de la république, rue Sadi Carnot et rue du général Lasserre ou encore assujettissement à la taxe d'habitation des logements vacants depuis plus de cinq ans : avec ça et la CDAC du jour sur le projet de relocalisation de Leclerc, il y avait bel et bien de quoi débattre. Batailler, comme sur une rambla, pour refaire le monde. Meilleur, mais évidemment très différent, selon que l'on soit de la majorité ou de l'opposition.
Ah oui, parce que le mot « rambla », une « appellation un peu prétentieuse » selon Jean-Michel Carrère, figure sous forme de « lien piétonnier » (traduction assurée par Hervé Bayard, premier adjoint), dans le projet de ZAC. Surtout, pour reprendre la phrase de Rose Lucy, « on a l'impression d'avoir affaire à des gens qui développent une doctrine en donnant dans l'autosatisfaction. » De quoi faire sourire, plus que bondir, madame le maire ainsi interpellée : « Excusez-nous d'être optimistes et de laisser entrevoir à la population qui nous a élus que des choses se préparent ! Heureusement, oui, nous avons un projet. »
Démagogique ou efficace ?
Lequel doit prendre en compte que deux zones commerciales d'importance auront peut-être reçu aujourd'hui (pour la deuxième) le feu vert pour s'installer aux portes d'un centre-ville qui se dit lui-même pas très bien portant.
Après avoir, comme dans une figure imposée, rappelé combien « le choix, simple pour moi, aurait dû être fait dans l'intérêt de l'agglomération et donc en faveur du projet qui n'est qu'une relocalisation » (vous aurez reconnu Leclerc et M. Bornancin), Renaud Lagrave appuyait surtout là où ça va faire mal : « pourquoi pas plus de concertation avec les commerçants du centre-ville ? »
Démagogique ? Pas sûr, mais efficace quand on est dans l'opposition, ça, c'est certain. Parce que les projets à venir vont fatalement bouleverser le quotidien des Montois. Et donc favoriser la contestation…
C'est d'ailleurs de cette arme dont l'opposition se sert pour s'abstenir lors de la délibération n.4, la fameuse ZAC, où Jean-Michel Carrère peut se permettre d'appuyer sur les « places de parking qui vont manquer » (700 selon lui, les chiffres divergent entre organisateurs et police) et en émettant globalement des doutes. De principe. « Vous êtes d'accord avec nous pour que ça change, à condition que rien ne change, si je vous suis ? » Voilà pour la réponse de Geneviève Darrieussecq. Quand son premier adjoint s'étonnera que « M. Carrère, membre de la commission urbanisme, n'ait jamais paru s'opposer à ce que nous présentons ce soir. Je trouve votre position ambiguë, comme si vous votre seul objectif était de faire peur aux gens… »
Soupirs offusqués dans le camp d'en face avant reprise de volée de sieur Bayard. « la requalification des berges, c'est bien un projet que vous avez voté ? Il y était question de supprimer des places de parking à cet endroit-là… »
Finalement, « lien piétonnier » ou rambla, c'est un peu le même principe : du moment que l'on peut y batailler, tard le soir, sans jamais risquer de tomber d'accord.
Samedis piétons, on débriefe
C'est un vœu de l'opposition et visiblement, un souhait de la majorité : les samedis piétons, lancés en mars 2009 par la nouvelle équipe municipale, vont bientôt être débriefés. Et l'UCAM y apportera son écot. « Comme vous, nous avons été saisis des difficultés rencontrées par certains commerçants, qui se plaignent notamment du fait que la circulation soit coupée. J'apprends que l'UCAM va bientôt faire un bilan, nous l'attendons. » Voilà pour la pierre lancée dans le jardin piétonnier par Renaud Lagrave. Chantal Lutz, adjointe en charge de ce secteur, peut alors intervenir pour donner quelques chiffres, livrés par un cabinet d'études visiblement tirés d'un sondage (?) effectué en mai 2010. « 91 % des ménages interrogés se disent satisfaits de cette initiative. En revanche, tous secteurs confondus, 52 % des professionnels sont favorables. » Et donc 48 % défavorables. De quoi mettre en péril sa survie ? Impliquer un vrai débriefing de l'opération, c'est plus sûr. Et peut-être apporter quelques améliorations à un système qui a déjà connu plusieurs retouches depuis ses débuts. Quand rien n'existait.
Renaud Lagrave : « Que l'on apprenne l'humilité… »
Le porte-parole de l'opposition montoise n'a pas manqué de décortiquer l'entretien avec Geneviève Darrieussecq….
Le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste landais a beau avoir plein de chantiers en cours, le conseiller municipal montois ne fait que sommeiller en lui. Et se réveille vite. Renaud Lagrave n'a pas manqué de réagir hier aux différents propos tenus par Geneviève Darrieussecq dans l'entretien publié par « Sud Ouest » le matin même.
Ainsi sur les cantonales, le contraire eut été étonnant, celui qui est aussi vice-président du Conseil régional se dit « très surpris. D'un côté, elle nous dit que seul le local l'intéresse et il me semble que cette élection a un rapport avec le territoire ; et de l'autre, elle annonce que ça n'aura pas valeur de test. Test ou pas test, il y aura un résultat, comme pour les Régionales… »
Et le leader de l'opposition de s'agacer. « On verra ce que les candidats qui feront face à ceux du PS proposeront. Parce qu'il y aura un vrai débat politique. Et qu'on ne nous fasse plus le coup du PS hégémonique : il faudra présenter un candidat par canton. Et vu les relations au beau fixe entre UMP et Modem au niveau national, j'ose imaginer qu'il y aura des candidats des deux partis partout… » Taquin avec ça ?
Il rit nettement moins à l'idée d'une « rentrée scolaire réussie » sur Mont-de-Marsan… « Je suis effaré qu'elle puisse dire cela : on a perdu deux postes et là où ailleurs on se mobilise, elle se félicite… Non, tout ne va pas bien et je ne m'y résoudrai pas. Et quand elle parle de concertation sur la retraite, elle ferait mieux de l'ouvrir pour réviser les secteurs scolaires avant que d'autres postes ne soient supprimés… »
Favorable au projet Leclerc
Idem pour le commerce, où il fait mine de s'étonner du soutien de Madame le maire au projet Storim. « Je ne suis pas contre et l'avenir nous dira s'il y a de la place pour deux. Mais en tant qu'élu montois, je me dois d'abord de soutenir le projet qui vient sur la CAM. D'autant que pour Leclerc, il s'agit d'une relocalisation, pas d'une création. On se doit de soutenir notre territoire. » Et soutenir le Stade Montois, n'est-ce pas soutenir le territoire ? « Ce n'est pas le seul enjeu. »
Celui des commerçants du centre-ville l'inquiète plus, « on n'a pas assez travaillé en amont. D'autant que les projets parallèles, comme celui des berges, font disparaître les places de parking. »
Reste la Madeleine, qu'il a « aimé aussi, même si je pense qu'il faudrait favoriser les bodegas d'associations pour accueillir les jeunes, quitte à y mettre les moyens. » Quant aux corridas, l'aficionado qui sommeille en lui ne dort pas. « Personne n'a la science exacte du toro. Je ne stigmatise personne, mais plutôt que d'annoncer des triomphes le jour même de la course, que l'on apprenne l'humilité dans ce domaine. »
Singulièrement, la majorité municipale propose de donner le nom de Louis RENAULT- le constructeur automobile - à une rue de la ville ( délibération 40 du Conseil Municipal du 29 /06/2010 ) ; suite à l’ intervention de Rose LUCY - pour le groupe de l’ opposition - Madame DARRIEUSSECQ décide de retirer immédiatement cette proposition .
Nous vous communiquons le texte de notre intervention :
« Je souhaiterais intervenir avec une certaine gravité au sujet de la proposition de délibération 40 aux termes de laquelle votre majorité municipale propose le nom du constructeur automobile Louis RENAULT pour une rue de la ville.
Madame La Maire , vous êtes une femme politique et vos propositions ont toujours un sens très politique .
Vous le savez , le choix de Louis RENAULT est un choix polémique , ambiguë même …
Je lis le dictionnaire le petit ROBERT :« RENAULT Louis , industriel français ( 1877 -1944) après avoir construit sa première voiture , il fonda avec ses frères l’usine RENAULT à BILLANCOURT .Après la première guerre mondiale , au cours de laquelle l’usine RENAULT produisit un modèle de tank léger et des moteurs d’avion, elle prit progressivement la première place du marché de l’automobile. Les usines RENAULT ayant travaillé pour le compte de la WEHRMACHT lors de la deuxième guerre mondiale , Louis RENAULT fut inculpé et ses usines nationalisées devenant la régie RENAULT »
Personne aujourd’ hui , aucun historien , ne peut établir avec certitude - et je me garderai de le faire - si Louis RENAULT a été un collaborateur , s’ il a mis son industrie au service de l’ennemi ou s’ il a été injustement accusé dans un procès d’ épuration .
Quoiqu’ il en soit , un témoin de l’époque et pas n’ importe lequel puisqu’ il s’ agit du général de GAULLE , qui présidait alors le gouvernement provisoire de la République Française prononce la dissolution de la société RENAULT et sa nationalisation en relevant le motif de collaboration avec l’ennemi .
Plus tard , une tentative de réhabilitation adressée auprès du garde des sceaux Robert BADINTER resta lettre morte .
Je crois que le conseil municipal de Mont-de-Marsan n’a pas à faire œuvre d’ historien .
Aujourd’ hui le choix de Louis RENAULT est forcément trouble, il est empreint d’ ambiguïté.
A l’ instant de la délibération , nous ne pouvons pas dire que Louis RENAULT soit un exemple édifiant pour les jeunes montois.
Nous devons nous abstenir , c’est notre devoir d’ élus , laissons les historiens faire leur œuvre .
A moins … que se soit une volonté politique de votre part .
Je vous laisse juge .
Notons que même la ville de PARIS n’ a jamais donné le nom de Louis RENAULT – le constructeur automobile – à une rue de la capitale .
Seule une rue s’appelle « professeur Louis RENAULT , juriste et prix nobel »
Pour ma part , je vous propose les noms sans ambiguïté de Lucie AUBRAC ou de Germaine TILLON pour honorer les rues de notre ville » .
L'opposition veut que la Ville se porte acquéreur pour y faire des logements. La mairie veut des logements aussi mais pas forcément acheter
Y a t-il de bonnes et de mauvaises polémiques ? La question ne figurait pas parmi les sujets traités, jeudi, pour l'épreuve de philosophie du bac mais elle vaut au sein du Conseil municipal montois.
À tort ou à raison, l'opposition semble avoir tranché. Une bonne petite polémique, ça ne peut pas être mauvais. Ainsi le devenir de la maison d'arrêt de la rue Dulamon. Cela peut sembler anecdotique (encore que) mais ça renvoie à la volonté de l'équipe Darrieussecq, inébranlable jusqu'alors, de ne pas augmenter les impôts et donc de manquer de force de frappe financière.OAS_AD('Position1');
L'ancienne prison, vide depuis décembre 2008 et l'ouverture du centre pénitentiaire de Pémégnan, appartient au ministère de la Justice. Elle fait partie des biens que l'État met en vente et dont la liste a été communiquée la semaine dernière. À Mont-de-Marsan, y figurent également deux autres immeubles. L'un, situé au 50, rue Dulamon, appartient également au ministère de la Justice, l'autre, implanté au 14, rue des Boulevards, est propriété du ministère du Budget.
« Ça va aller vite »
La Direction des finances publiques, ex-Trésorerie générale, est en charge du dossier de cession. Elle est en cours de négociation avec la Sovafim, un opérateur de l'État lié au ministère de la Justice et spécialisé dans la revente de prisons. Quelque chose comme une interface État-privé. Outre Mont-de-Marsan, elle devrait être chargée de celle de Châteauroux. « Les négociations n'ont pas encore abouties avec la Sovafim », explique-t-on à la direction départementale (DDFP). Compte tenu du calendrier annoncé la semaine passée par le ministère du Budget, l'État veut avoir cédé ce bien en 2011. « Cela va aller vite », confirme la DDFP qui précise néanmoins que l'inscription aux Bâtiments historiques sera « un problème majeur ».
Pour le 50 de la rue Dulamon, la DDFP n'a pas encore été saisie. Pour le 14, rue des Boulevards, l'affaire est quasi faite. « C'est beaucoup plus rapide puisque ce bien appartient au ministère du Budget. Nous avons effectué plusieurs visites avec des acheteurs potentiels. » La vente devrait être conclue d'ici la fin juin.
Quartier à revivifier
Le groupe Ensemble pour Mont-de-Marsan a écrit cette semaine un courrier au maire pour lui souffler que ce serait une bonne idée d'acquérir ces bâtiments. L'opposition rappelle que deux de ces édifices sont situés dans le quartier de la Madeleine qui aurait bien besoin d'être revivifié. Elle signale aussi que, même si la prison n'est pas dans le périmètre de « Mont-de-Marsan Historique », l'équipe Labeyrie avait réfléchi à sa reconversion. Jean-Michel Carrère, seul ancien de l'actuel groupe d'opposition, se souvient. « La réflexion englobait également le tribunal dont le déménagement était déjà annoncé. Nous avions aussi pensé à percer l'impasse Molière pour la faire déboucher sur la rue Dulamon. L'avenir de la maison d'arrêt vaut la création d'un comité ad hoc. »
Alain Baché, membre de la commission urbanisme au même titre que Jean- Michel Carrère d'ailleurs, abonde : « Il est nécessaire que la Ville se porte acquéreur de ce bien, au besoin en se faisant aider par l'Établissement public foncier. »
100 000 à 150 000 euros
Acheter d'accord, mais pour quoi faire donc ? « Des logements. Le centre- ville doit accueillir davantage d'habitants. » C'est amusant puisque c'est aussi l'idée de la mairie. « On y verrait bien des logements », livre Hervé Bayard, l'adjoint en charge du dossier. « Avec au rez-de- chaussée, une surface commerciale et/ou un équipement public. En intégrant au programme la maison des associations mitoyenne afin de traiter l'îlot dans son entier. » Visiblement, les deux parties n'ont jamais discuté ensemble de la question.
Le prix de la maison d'arrêt est abordable. Entre 100 000 et 150 000 euros. Mais les travaux seront pharaoniques. Tout est à jeter et donc à évacuer. Prévoir donc des norias de camions sur des axes stratégiques et forcément très empruntés. Sans compter que quand on dit tout, c'est faux. Les Bâtiments de France ont protégé la façade, la toiture et une partie du bâtiment lui-même (lire ci-dessous).
Est-ce à la Ville d'acheter ? La tendance du moment est davantage à la vente d'édifices lui appartenant qu'à l'achat de biens immobiliers supplémentaires. Surtout dans cette partie du centre-ville où elle en possède déjà beaucoup. « Ce serait le signe d'une politique volontariste, courageuse et novatrice », clame Alain Baché, pas avare d'adjectifs. « Si on veut faire du logement, que ce soit en location ou en accession à la propriété, les prix seront assurément plus élevés avec un privé. Et la priorité est de servir l'intérêt collectif, pas de faire de l'argent. »
Hervé Bayard fait dans l'énigme. « Je ne peux pas dire qu'on ne va pas acheter, ni non plus qu'on va acheter. » Le syndrome Domenech, peut-être ?
Les Montois et les élus de l’opposition du conseil municipal ont eu la surprise de recevoir la visite commandée du directeur de cabinet de madame la Maire qui fit une intervention bruyante lors de la 2ème réunion publique organisée à la salle Georges Brassens à Mont-de-Marsan le 25/05/2010.
Étonnant mélange des genres et piétinement par la mairie de l’ usage républicain qui veut que chaque acteur de la vie publique laisse - pendant le mandat - son contradicteur s’exprimer librement en toute responsabilité devant les citoyens.
La règle est posée , ces moments de la vie publique sont ceux du dialogue entre les élus et les citoyens.
C’est pourtant simple … sauf à Mont-de-Marsan .
Toute proportion gardée …Imaginez - vous , Monsieur Henri Guaino ( membre du cabinet du Président SARKOZY) s’ inviter à une réunion publique de Martine AUBRY , se lever , fendre la foule et apporter bruyamment la contradiction ?
Non, bien sur ! Cette vision est totalement surréaliste dans un pays de tradition républicaine .
Et bien , chers Montois , ce que les collaborateurs du chef de l’ État ne se permettent pas , monsieur ARA ( directeur de cabinet de madame DARRIEUSSECQ ) le fait !
Visiblement, pas un espace de la vie publique de Mont-de-Marsan ne doit échapper à la stratégie de surveillance de la mairie .
Madame la Maire, contrôlez … vos collaborateurs !
Votre opposition - au même titre que votre majorité - est constituée d’ élus responsables de leurs actes et de leurs paroles .
Ces élus ne sauraient être contrôlés par un directeur de cabinet qui n’a d’autre légitimité que celle de votre service.
Les orientations politiques sont divergentes , il faut l’accepter car c’est la richesse de notre démocratie.
En revanche - nous prenons les Montois à témoin - nous devons être d’accord sur le socle commun , c’est à dire sur la règle du jeu qui permet de vivre ensemble dans le respect de nos différences.
Alors , à l’avenir , évitez ces tristes commandos qui s’achèvent en pantalonnade .
Les Montois ne s’ y sont pas trompés , cette funeste expédition de monsieur le directeur de cabinet s’est terminée en HARAKIRI.

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