Accueil / Le Blog de la liste

L'opposition municipale organise des réunions publiques pour livrer son analyse du bilan du maire. Sans surprise, les critiques pleuvent.

Le maire, ce sont les dames qui en parlent le mieux. Et elles ont la dent dure. On a pu le constater mercredi dernier mais ce sera sans doute la même musique ce soir (1), second épisode consacré par l'opposition municipale au bilan des deux ans de mandat de Geneviève Darrieussecq.

Ainsi Ségolène Dauga, chargée d'aborder le chapitre démocratie. La jeune femme parle d'une « gouvernance démocratique de façade ». « La concertation oui, mais on décide d'abord. » Des exemples ? Les clubs du 3e âge, l'école du Manot, le camping municipal, les travaux dans les quartiers…

 

Rose Lucy se montre plus incisive encore. Plus sarcastique aussi. Elle parle d'une « frénésie de candidatures » aux élections régio- nales, aux législatives, aux municipales, à la présidence de la communauté d'agglomération, de nouveau aux régionales. « En 2011, ce sera pourquoi pas aux cantonales et aux sénatoriales, en 2012, elle ira de nouveau aux législatives. Au rythme où elle va, elle va se présenter aussi à la présidentielle. Et toujours évidemment sans faire de politique. »

À peine le temps de souffler et la grêle reprend. « Avec elle, c'est adieu l'intérêt général et vive ma carrière. Notre ville a pourtant besoin d'un maire qui s'occupe d'elle, pas qui fait semblant de le faire. » La salle du Petit-Bonheur, emplie d'une petite centaine de militants de gauche, applaudit le réquisitoire qui conclut une réunion ouverte une heure et demie plus tôt par Renaud Lagrave, premier secrétaire du PS landais et porte-parole de l'opposition.

« Difficile à 8 contre 27 »

L'ordre du jour, « critiquer le bilan Darrieussecq », a été traité de façon classique mais efficace. Chacun des huit conseillers municipaux de gauche a choisi un thème qu'il décline avec plus ou moins de verve et de pugnacité.

Avant Rose Lucy et Ségolène Dauga et après Renaud Lagrave qui s'est chargé de l'introduction, Alain Baché, Michèle Péguy, Abdallah El Bakkali, Sophie Avant mettent leur grain de sel, voire de poivre. « C'est difficile dans le contexte actuel d'être élu d'opposition », livre Alain Baché en préambule. « On essaye de mener le combat mais c'est difficile à 8 contre 27. »

Son exposé à lui porte notamment sur le quartier nord. « Un dossier qui a pris beaucoup de retard, qui a du plomb dans l'aile et manque d'ambition politique. » Y compris le « bling-bling » prévu pour l'îlot Rozanoff.

Quartier nord, Manot…

Michèle Péguy, membre de la commission scolaire municipale, intervient en bonne logique sur l'école du Manot. Elle est en rogne sur la forme et sur le fond. Sur la forme, « ils ont fait semblant de consulter et en Conseil municipal, ils ont ricané et se sont moqués de nous ». Sur le fond, « jamais l'Inspection d'académie n'a demandé la fermeture de cette classe atypique ». « Elle n'est fermée que pour des raisons de rentabilité. »

Elle fait aussi état d'une « rumeur » concernant une possible fusion des écoles de l'Argenté et du Peyrouat. Et d'un « bruit » qui court sur la fin de la gratuité de la garderie.

Abdallah El Bakkali embraye sur la politique sportive. Il ne goûte guère les 2,3 millions d'euros de travaux dont a bénéficié le stade Guy-Boniface, soit « l'équivalent de 22 points de fiscalité », et appelle de ses vœux un street-park. Un équipement qui selon lui collerait mieux aux souhaits des jeunes Montois que le Festival des sports extrêmes. « Le Fise a coûté l'an passé 120 000 euros avec à l'arrivée un déficit de 50 000 euros. Avec guère plus d'argent, on pourrait avoir un street-park. »

Pour faire bon poids, Sophie Avant regrette qu'« à périmètre constant, le total des subventions aux associations a baissé ». Si ce soir, les oreilles des élus majoritaires sifflent de nouveau, on saura pourquoi.

(1) Ce soir à partir de 19 heures, à la salle Georges-Brassens.

 

Madeleine s'embourgeoise ?

C'est à Jean-Michel Carrère, ancien de l'équipe Labeyrie, spécialiste en fêtes et en tourisme, qu'échoit le privilège d'aborder la question des fêtes de la Madeleine. D'abord, il compare les budgets de la feria 2009 avec celui de 2007. En 2009, il a calculé que les fêtes ont coûté 250 000 euros pour cinq jours alors qu'en 2007, c'était 106 000 euros pour sept jours. Cette comparaison lui inspire le commentaire suivant :

« Madeleine, c'est devenu beaucoup plus champagne et petits fours que sandwiches et rosé. Ce sont des fêtes populaires qui deviennent bourgeoises. »

Pour l'édition prochaine, il pronostique « des surprises désagréables » et annonce : « Le plus grave est à venir. » On devrait en savoir plus sous peu car si tous les détails ne sont pas encore calés, les grandes lignes sont tirées.

De façon plus générale, le conseiller socialiste se gausse. « Darrieussecq annonçait durant sa campagne "les Montois seront les bâtisseurs de leur ville", nous, on sait qui sont les démolisseurs. »

Pour protester contre la fermeture de la classe unique, les élus de gauche sont allés jusqu'au clash.

N'allez surtout imaginer que c'est pour aller écouter Raymond Domenech annoncer la fin des espoirs de quelques stars du ballon rond que l'opposition a « marqué le coup »…

Ne riez surtout pas (comme Bertrand Tortigue ne s'en est ostensiblement pas privé…), c'est un sujet beaucoup plus sérieux que la liste de 23 footballeurs en partance pour l'Afrique du Sud. Même si c'est aussi une affaire de sous, plus ou moins gros bien sûr…

 

L'opposition municipale a donc frappé fort, hier soir, quand est venue sur la table la délibération numéro 16, celle concernant l'avis que devait donner le Conseil sur la fermeture de l'école du Manot.

Arguments budgétaires ?

Eliane Darteyron, l'élue en charge du dossier, avait pourtant préparé une belle prose. Échaudée par les tours pris lors des différentes réunions entre parents, enseignants et autres intervenants sur ce dossier brûlant, elle avait même « anticipé toutes les objections en soignant son propos », comme le reconnaîtra elle-même Michèle Peguy, enseignante et première intervenante sur la question pour l'opposition. « Il n'empêche, je ne peux vous laisser raconter n'importe quoi : il n'y a pas eu de réflexion collective concernant cette fermeture. » Et sans (trop) rentrer dans le débat pédagogique intéressant mais sans fin de la classe unique, l'élue de gauche de résumer la pensée des siens : « Vous savez bien que vos seuls arguments sont budgétaires. »

Comme elle en avait au préalable appelé « à l'intime conviction et au libre-arbitre » des élus de la majorité, on vous laisse imaginer avec quels éclairs dans les yeux les deux camps s'observaient avant le dernier round.

Lequel ne tardait plus. Malgré les quinze délibérations déjà votées et les dix à venir (lire notre édition de demain), le clash pointait. Surtout après l'intervention de Geneviève Darrieussecq, toujours droite dans ses bottes : « On prend nos responsabilités, on le dit, on le fait : nous sommes contraints sur le plan budgétaire à trouver des solutions. »

Des mots qui finissent de fâcher une opposition qui avait calculé son coup, les propos de leur porte-parole Renaud Lagrave ne laissent pas de doutes : « On ferme une école maternelle, un service public gratuit… Nous vous demandons donc de surseoir à la fermeture de cette école en attendant la concertation demandée par les acteurs du monde de l'éducation et de trouver les moyens financiers de la garder ouverte. Si vous maintenez cette délibération, nous serions amenés à quitter la séance. »

« Pour des guignols ! »

Un rien interloquée, Madame le maire pouvait toujours s'étonner, elle qui avait agi de la sorte à ses débuts à la CAM, quittant une séance devant le refus du président Jean-Pierre Jullian de retirer une délibération… « Je me demandais comment vous alliez attirer l'attention… » Le sourire en coin était-il de trop ? La réponse de Renaud Lagrave était sans équivoque. « Vous estimez que ce n'est pas grave, vous avez l'air de nous prendre pour des guignols ? Dont acte. Nous, on marque le coup. »

« Alors je vais vous dire au revoir, parce que je ne retirerai pas cette délibération. À force de grossir le trait et de caricaturer les débats, on frise l'irresponsabilité. Votre geste symbolique est inapproprié par rapport au sujet et à la gestion d'une municipalité. »

Et après avoir voté contre ce qui n'était « qu'un avis » - la délibération sur la fermeture étant programmée lors du prochain Conseil du 29 juin - l'opposition pouvait se lever comme un seul homme. « À votre place, nous n'aurions pas fermé cette école. »

En même temps, personne n'était non plus à la place de Raymond Domenech hier soir.

Les élus du groupe de l'opposition municipale "Ensemble Pour Mont de Marsan" tiendront 2 réunions publiques de compte rendu de mandat:

MERCREDI 19 MAI à 19h à la salle du petit bonheur

MARDI 25 MAI à 19h à la salle Georges Brassens

Entrée libre.

Après avoir tourné autour du pot pendant des semaines, la mairie a annoncé hier après-midi la fermeture de la maternelle. Les parents hurlent, l'opposition également

L'école du Manot fermera à la rentrée prochaine. La nouvelle, qui avait fini par ressembler à un secret de polichinelle, a été communiquée aux parents d'élèves hier. C'est Éliane Darteyron, l'adjointe à l'éducation et à la petite enfance, qui est venue l'annoncer aux quelques parents d'élèves qui avaient pu se rendre disponibles.

Olivier Bérot, un parent d'élève, s'étrangle de colère. « Alors que la décision était prise depuis fort longtemps, la mairie a appelé les parents dans la matinée pour leur signifier que l'annonce serait faite à 13 heures. La plupart ont dû l'apprendre en rentrant du boulot le soir. » De fait, les parents étaient une demi-douzaine (pour 18 élèves).

Mauvais moment

Peu nombreux donc mais remontés comme des coucous. Et c'est dans une ambiance particulièrement tendue que se déroule l'entrevue d'une vingtaine de minutes. Éliane Darteyron passe un très mauvais moment.

« Je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'accueillent les bras ouverts, ni à ce qu'ils applaudissent », avoue l'adjointe qui, il faut le reconnaître, n'a pas manqué de courage sur ce coup-là. « C'était important que je leur annonce en personne. »

L'argumentaire de la mairie est connu. Une école avec 18 élèves, quatorze à la rentrée prochaine (aucune inscription, elles sont refusées, ne contrebalançant les départs en école primaire), ce n'est pas « rentable ». « À des moments, il faut être pragmatique », avait déclaré Geneviève Darrieussecq, lors du dernier Conseil municipal.

En fait le maire de Mont-de-Marsan suit là les préconisations des audits financier et organisationnel rendus fin 2008.

Rencontres à venir

« On ne s'attendait pas à une autre nouvelle, mais tout le monde est très en colère », soupire Natacha Jardinet, une des deux déléguées de parents. En colère sur le fond et sur la forme donc.

« À la veille des vacances, j'ai précipité ce rendez-vous, c'est quand même mieux que d'attendre la rentrée », poursuit Éliane Darteyron.

Tous les parents auront notification de la fermeture par courrier dès la semaine prochaine. « Je les rencontrerai individuellement après les vacances », poursuit l'adjointe.

Les directeurs et directrices d'écoles ont reçu un mail dès hier après-midi.

« Nous avons demandé que le maire vienne rencontrer parents et enfants après les vacances », précise Natacha Jardinet.

En attendant, Olivier Bérot continue de ruminer. « Qu'est-ce que ça veut dire de fermer une école avant de réfléchir à la carte scolaire ? C'est une volonté politique davantage qu'une volonté de service. Par ailleurs, on s'interroge sur le grand écart entre la volonté de dynamiser l'entrée ouest de la ville et l'abandon d'un service public tel que celui-ci. »

Avant de prendre effet, la décision de fermer devra être entérinée lors du Conseil municipal du 11 mai prochain. Compte tenu du rapport de force entre majorité, a priori favorable, et opposition, farouchement opposée, le vote ne fait guère de doute.

« Sur le fond, c'est une erreur et un choix politique grave que les Montois n'ont pas demandé, tempête Renaud Lagrave. Sur la forme, c'est une nouvelle illustration de la gouvernance façon Darrieussecq. On décide et après on concerte. »

Geneviève Darrieussecq a réuni la semaine passée les directeurs et directrices d'école. 19 d'entre eux, sur 21, étaient présents. À l'issue, et afin de clarifier les choses, ils ont rédigé un communiqué dont voici l'essentiel, sachant qu'il a été rédigé avant l'annonce de la fermeture faite vendredi.

Les directeurs et directrices « émettent, comme préalable à leur implication dans toute concertation, le retrait impératif de la décision de fermeture de l'école du Manot, condition nécessaire à la sérénité des débats ». Dans ce cas, ils « acceptent de participer à cette réflexion sur les secteurs scolaires mais souhaitent que celle-ci soit menée avec l'ensemble des partenaires concernés (collectivités territoriales, représentants des parents d'élèves, hiérarchie de l'Éducation nationale, personnels municipaux…) ». En outre, ils « réaffirment leur souhait que cette étude soit conduite globalement, à l'échelle de la ville, voire de la communauté d'agglomération » et pensent que cette réflexion « doit s'appuyer autant sur des données sociologiques et pédagogiques que sur les éléments chiffrés ».

Ils désirent que cette consultation « se déroule sans idée préconçue et en prenant le temps nécessaire pour aborder le fond des problèmes ». Enfin, ils ne revendiquent qu'un « rôle consultatif » qui en aucun cas ne les engage dans les futures décisions « qui restent du ressort du seul Conseil municipal ».

Gouvernance, réalisations, projets… Le porte-parole de l'opposition tire un bilan sans concession des deux ans de mandat de Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan

 

Renaud Lagrave, nouveau vice-président de la Région, délégué à la CAM et conseiller municipal montois, siège dans les trois mêmes collectivités que Geneviève Darrieussecq. Presque, ils ne se quittent plus.

 

Cette proximité n'empêche pas le premier de sévèrement critiquer la seconde et de tirer évidemment un bilan tout autre des deux années de mandat du maire et des six mois de la présidente de la Communauté d'agglomération du Marsan.

 

 

Le premier fédéral du PS pointe d'abord le mode de gouvernance. « C'est ''je tranche dans le vif, voire même à vif et je discute après''. Pendant la campagne, on nous expliquait que ce serait un nouveau type de gouvernance. C'est effectivement nouveau. »

 

Et Renaud Lagrave de citer « les écoles, les clubs du 3e âge… La liste est tellement longue où ''c'est comme ça et pas autrement''.»

 

Voilà pour la gouvernance. La gestion financière maintenant. « Les recettes ne sont pas là et malgré ça, on constate un recours massif à l'emprunt et une velléité à taper dans le gras, même pas dans le gras, dans l'os, en l'occurrence les services rendus aux Montois. »

 

« On brade les services »

 

Et le porte-parole de l'opposition de dresser une liste moins amusante que celle de Jacques Prévert. « Le camping est fermé depuis septembre 2009 et on n'a toujours pas d'étude », « l'ouverture à la concurrence de la Régie des pompes funèbres », « l'installation des tentes de Madeleine confiée à une société privée »…

 

Last but not least, l'école du Manot. « Mon petit doigt me dit que la décision est prise depuis longtemps. » Et son petit doigt n'est pas content.

 

Conclusion : « On brade les services publics montois. Ce en quoi, elle ne fait que mettre en application les deux audits organisationnel et financier. »

 

Mais quand même, tout n'est pas mauvais. « Je note que Madame le maire écoute un peu son opposition. Le groupe scolaire de Saint-Médard sera restructuré, la salle Sarraute rénovée, la géothermie relancée… »

 

« Il y a un projet sur lequel on est moins écoutés, ce que je regrette profondément, c'est l'Anru. Il a été revu sacrément à la baisse qu'elle le veuille ou pas. La réalité, c'est qu'on a perdu un an avec des chicaillas. Ce n'est pas digne d'un dossier comme ça. Il n'y a pas de dessein pour ce quartier, pour qu'il attire, qu'il soit réellement intégré à la ville. »

 

Parmi les initiatives récentes, Renaud Lagrave ne voit pas grand-chose de bon. Les samedis piétonniers ? « Ils existent encore ? Ça fait un an qu'on demande un bilan qu'on n'a jamais eu. »

 

Les conseils de quartier ? « Ils utilisent des sommes importantes, comme 120 000 euros pour Saint-Médard, sans qu'on soit au courant de rien. »

 

Manque de débat

 

La vidéosurveillance ? « Elle pose un sacré problème. C'est une fausse bonne idée en termes de liberté publique. Le vrai problème là-dedans, c'est le désengagement de l'État. Les policiers n'ont pas assez de moyens. Face à ça, soit on résiste, soit on accompagne. Elle, elle accompagne. C'était pareil sur le départ du peloton de gendarmerie de Maridor, c'est la même chose pour l'hôpital qui est pourtant le deuxième employeur de la ville. On regrette mais on ne dit rien sur le désengagement de l'État. Jamais on n'a de débat sur ces questions en Conseil municipal. On l'a fait pour Klaus, pourquoi pas là ? »

 

Allez un petit mot sur Madeleine qui approche. « En expliquant l'an dernier que fermer les fêtes à 4 heures, c'était très bien, qu'elles devaient devenir davantage des fêtes de jour que des fêtes de nuit, elle a ouvert la boîte. Le préfet n'avait plus qu'à prendre son arrêté pour une fermeture à 3 heures cette année. » Plus surprenant, l'ancienne maison d'arrêt, celle de cette pauvre rue Dulamon qui mériterait bien qu'on s'occupe d'elle. « C'est encore le quartier de la Madeleine qui va trinquer. La mairie aurait dû racheter plutôt que de laisser faire des logements par des privés. C'était l'occasion de résoudre les problèmes de circulation. Et encore une fois, on apprend la nouvelle par la bande. »

Et à la CAM ?

« Il y a deux sujets majeurs, au moins. D'abord la médiathèque. Je suis content de voir que ça continue. ''On peut encore arrêter'' a-t-elle dit. Ça résonne bizarrement. Et puis surtout, il y a la rocade. Je suis catastrophé par le niveau du débat. On interpelle publiquement les autres collectivités en disant qu'il faut que ce soit comme ci et pas autrement. Soit on se braque, soit on essaye de discuter. Elle, elle s'accroche au doublement. Quant à urbaniser seulement à l'intérieur, ça n'a jamais été évoqué dans la campagne. On sait pourtant que l'urbanisation va exploser. Ce sont des barres qu'elle nous prépare pour loger les nouveaux habitants. Ça va générer une autre physionomie de la ville, c'est un vrai choix de société qui est posé. C'est l'avenir de la ville qui se joue. Au mois de juin, on aura le tracé LGV vers Pau. Il faut attendre pour mener une réflexion en conscience. Tracer une rocade au nord sera peut-être la meilleure solution. Le choix qu'elle fait n'est pas validé par les Montois. »

 

MANOT.Les parents ne désarment pas et sont soutenus par l'opposition

Une rencontre entre Geneviève Darrieussecq, Éliane Darteyron et les parents d'élèves de l'école du Manot a eu lieu la semaine passée. Elle n'a ni apaisé les craintes, ni arrondi les angles. Officiellement la mairie ne prendra sa décision qu'à la fin du mois après une rencontre avec les 23 directeurs et directrices d'école prévue le 12 avril. Mais il semble que la décision de fermeture soit prise.

« La mairie refuse d'inscrire de nouveaux enfants à la rentrée prochaine », clament les deux mamans déléguées de parents, Valérie Grayon et Natacha Jardinet. « Nous avons des lettres d'intention qui prouvent que déjà quatre enfants supplémentaires pourraient y venir. » Ce qui remonterait les effectifs à 18 élèves comme aujourd'hui.

La rumeur va bon train pour expliquer cette volonté municipale. Les parents ne croient pas le maire quand elle annonce qu'elle souhaite récupérer les locaux pour y installer une minicrèche avec des horaires atypiques. « Une est déjà en construction au Peyrouat », écrivent-ils à Geneviève Darrieussecq cette semaine « sans oublier que la superficie du terrain vous semble suffisamment intéressante pour qu'un projet immobilier fasse surface. »

L'académie attend de voir

Les déléguées de parents ont également été reçues à l'Inspection d'académie. La directrice de cabinet leur a expliqué que l'Inspection ne se prononcerait pas tant que la mairie n'aurait pas pris de décision. Elle s'alignera probablementent dessus tenant compte d'un seul indicatif, l'effectif.

Afin de sensibiliser les Montois à leur combat, les parents d'élèves du Manot seront ce matin sur le marché Saint-Roch afin de faire signer une pétition. Ils manifesteront également le 12 avril à Nahuques en amont de la réunion entre la mairie et les directeurs d'écoles.

Du devenir de l'école maternelle avec classe unique de trois niveaux, il a aussi été question lors du dernier Conseil municipal. Pour l'opposition, Michèle Péguy, membre de la commission scolaire, a dit sa surprise et sa désapprobation. « L'Inspection d'académie ne vous demande rien là-dessus. »

Jean-Michel Carrère a infirmé l'information comme quoi, l'équipe Labeyrie avait envisagé un temps de fermer cette école.

« Fermer une école, c'est grave », a estimé Renaud Lagrave.

Un tel dossier ne pouvait évidemment que glisser sur le terrain politique. On n'a pas fini d'en entendre parler. Et plus encore, si l'idée d'une fermeture d'une des quatre écoles du nord (Argenté, Péglé, Peyrouat, Saint-Jean-d'Août) se précisait.

Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@sudouest.com

VIDÉOSURVEILLANCE.La Ville souhaite l'implantation de caméras en milieu ouvert. Une dizaine serait prévue places Saint-Roch et de la Mairie, rues Gambetta et Sadi-Carnot

C'est un des sujets qui a fait débat lors du long, très long, conseil municipal de mardi soir. La Ville souhaite implanter place Saint-Roch et rue Gambetta des caméras de vidéosurveillance (rebaptisée vidéoprotection, politiquement plus correcte). Des caméras comme il en existe en milieu fermé (lire par ailleurs). Elles seront raccordées au commissariat et au siège de la police municipale. Et quitte à raccorder, les 25 déjà installées le seront également. Il en coûterait au total 250 000 euros.

Pour cette implantation, la Ville a sollicité une subvention en faveur du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance auprès du fonds interministériel compétent (FIPD). D'après Farid Heba, l'élu compétent sur le dossier, il est raisonnable d'espérer 135 000 euros du FIPD plus d'autres subventions encore. « Sur deux ans, ça ne coûtera pas grand-chose. »

L'opposition n'est pas convaincue. Elle tique devant le coût et s'interroge surtout sur l'efficacité du dispositif. Elle a d'ailleurs voté contre. « Vous nous avez pourtant dit que l'État n'avait pas d'argent », relève Renaud Lagrave.

Recrudescence de bagarres

L'argumentaire de Farid Heba est le suivant. « C'est une aide à l'intervention des forces de police sachant que l'on constate une recrudescence de bagarres et que ça peut servir également pour les grosses animations. » Ségolène Dauga se fait porte-parole de l'opposition sur ce coup-là. Elle a visiblement bossé le dossier. « On sait qu'il s'agit d'une priorité absolue du gouvernement mais quelle est son efficacité ? Aucun chercheur ne dit que la délinquance a baissé significativement grâce à cela. Une caméra ne peut pas intervenir en cas d'infraction, un fonctionnaire oui. »

Or, il n'est un secret pour personne que le fonctionnaire fond comme la neige au soleil. Un partant sur deux n'est pas remplacé, c'est valable dans les commissariats comme dans l'Éducation nationale.

Cette tendance nationale se complique encore à Mont-de-Marsan en raison de la présence du centre pénitentiaire de Pémégnan. Avant son ouverture, Brigitte Pommereau, à l'époque directrice départementale de la sécurité publique, avait estimé à 30 le nombre de renforts nécessaires. 17 seulement sont arrivés. Et comme dans le même temps 9 sont partis, le solde n'est que de 8.

L'opposition est contre

« Ce n'est pas satisfaisant quand on est élu. Ce n'est pas LA mesure mais j'y suis favorable », explique le maire. « D'autant plus favorable que le commissariat est en sous-effectif chronique. »

« Fréquemment des gens se plaignent. Ils ont appelé le commissariat et personne n'est venu. Je reçois souvent des courriers de personnes qui se sont fait agresser devant des établissements de nuit. Toutes ces choses m'inquiètent. Ce système a des avantages et en particulier de permettre des interventions plus rapides. »

« Là, on met le doigt dans un engrenage », déplore Renaud Lagrave. « Il s'agit de lieux publics. On n'en est plus aux lieux privés comme examinés précédemment en conseil municipal. »

L'opposition suggère que la somme de 250 000 euros soit affectée à la prévention. « Ce n'est pas parce certaines villes s'équipent de caméras qu'il faut le faire aussi. »

En amont du conseil municipal, la Ligue des droits de l'homme (LDH) avait distribué un tract demandant aux conseillers de ne pas adopter cette délibération. Son argumentaire est à peu de chose près celui de l'opposition municipale en plus musclé. Résumé : il faudra du personnel pour analyser les images et, confère plus haut, il y en a peu. Les caméras inquiéteront davantage les citoyens qu'elles dissuaderont les vocations délinquantes. Et puis qu'elle est leur fiabilité ? La LDH prend l'exemple des pompiers catalans filmés dans un supermarché de la région de la région parisienne et confondus avec des terroristes de l'ETA. « Le procédé peut faire désigner comme suspectes, voire coupables, des personnes parfaitement innocentes. »

La délibération a été adoptée. A priori, la place Saint-Roch devrait accueillir quatre caméras (une à chaque coin). Quatre à six autres seront disposées rues Sadi-Carnot et Gambetta et place de la Mairie. Les services techniques sont chargés d'étudier les détails de la question (nombre nécessaire, angles les plus judicieux...). Les caméras devraient être installées cette année et l'an prochain.

Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@suouest.com

CONSEIL MUNICIPAL.Grands projets, finances, vie locale et associative, administration générale... Il y en avait pour tous les goûts mardi soir mais il s'agissait avant tout d'être résistant

Il fallait avoir mangé des sucres lents pour assister sans défaillir au Conseil municipal de mardi soir. Débuté à 19 heures, il s'achève passé 23 heures. Et tant pis pour les amateurs de football qui n'auront pas vu une image (encore qu'avec un iPhone...) du quart de finale de Champion's League entre Lyon et Bordeaux.

La raison de ce marathon est arithmétiquement simple. 68 questions figuraient à l'ordre du jour. Ah non, pardon, 69. Une supplémentaire ayant été rajoutée sur table.

Renaud Lagrave, porte-parole de l'opposition, s'en émeut d'ailleurs auprès de Geneviève Darrieussecq. « Dans ces cas-là, ne pourrait-on pas scinder et faire deux conseils ? » Réponse du maire : « la moitié des délibérations ne donneront pas lieu à débat ». On n'ose imaginer la longueur de la séance si ça n'avait effectivement pas été le cas.

Unanimes souvent

L'ordre du jour est découpé en tranches. Les grands projets d'abord, puis les finances, la vie locale et associative et l'administration générale. Sur les 69 questions, l'opposition s'abstient trois fois et vote contre deux fois. Tout le reste est adopté à l'unanimité.

Curiosité, le vote du budget annexe de la Régie municipale des fêtes et animations et celui de l'Office de tourisme (soit six questions) sont retirés de l'ordre du jour à la demande de l'opposition.

Dans les deux cas, Renaud Lagrave argue de la nécessité d'avoir réuni d'abord le conseil d'exploitation, ce qui n'a pas été fait. Pour la Régie des fêtes, le nouveau vice-président du Conseil régional a raison, pour l'Office de tourisme, il a tort.

Dans le détail, tous les grands projets passent comme des lettres à la poste. On peut citer la réhabilitation du groupe scolaire Saint-Médard et celle de la salle Jacques-Dorgambide, le lancement de l'avant-projet du boulevard Nord, une demande de subvention pour une étude concernant la géothermie et l'acquisition des emprises foncières nécessaires au projet de rénovation du quartier Nord.

C'est, sans surprise, sur les finances (les comptes administratif et de gestion 2009) que majorité et opposition divergent. Cette dernière s'émeut en particulier de l'augmentation des dépenses de fonctionnement de 3,5 % alors que les recettes ne progressent que de 0,43 %.Jean-Pierre Pinto, l'adjoint aux finances, explique que ce sont 13 mois et non 12 qui sont pris en compte et surtout rappelle l'impact de la tempête.

« Une solution miracle ? »

Bon an, mal an, surtout mal an, Klaus aura coûté à la Ville plus de 500 000 euros (pour 430 000 d'aides et de remboursements des assurances). Mine de rien, cette somme représente près de cinq points de fiscalité. Et quand, on se refuse à augmenter les impôts, évidemment ce n'est pas simple.

Conséquence logique, il faut limiter les dépenses et/ou recourir à l'emprunt. Comme le pointe Renaud Lagrave, l'endettement est passé de 32 à 35 millions d'euros ce qui représente une dette par tête de pipe de 1 100 euros. « Le nombre d'années nécessaire à rembourser notre dette a été multiplié par 1,5. » Alain Baché (en costume et cravate, c'est rare) renchérit : « L'endettement doit nous interroger d'autant plus que nous avons de moins en moins de recettes. C'est une problématique à laquelle nous allons être confrontés lors des prochaines années. »

Geneviève Darrieussecq reconnaît que « nous ne sommes pas arrivés à contraindre suffisamment nos dépenses. » Elle ajoute : « Nous allons mesurer jusqu'où aller en terme d'endettement sans être surendettés. » Elle interroge à gauche : « Si vous avez une solution miracle ? ». Et renvoie à la dernière mandature de Philippe Labeyrie. « Les impôts avaient augmenté de 20 %. » Pour Jean-Pierre Pinto, pas de doute, « c'est une gestion de qualité. C'est 14 millions d'investissement pour 1 million d'endettement en plus. »

Sujets qui fâchent

Retour au calme et à l'unanimité pour les budgets annexes, parking du Midou, self Bosquet, projet de rénovation urbaine, pompes funèbres, services de l'eau, de l'assainissement ou de la géothermie.

Les débats reprennent à propos des subventions aux associations (lire ci-dessous) avant de s'éteindre de nouveau sur les quatre questions budgétaires.

La température remonte avec la question 57 (allez, courage, on est bientôt à la fin) traitant de la vidéosurveillance plus pudiquement rebaptisée vidéoprotection. Ségolène Dauga, qui s'exprime rarement, se fait porte-parole de l'opposition. Pour elle, c'est très cher et pas forcément efficace, moins en tout cas qu'un fonctionnaire de police. Mais ces fonctionnaires-là sont aussi en raréfaction.

Les douze dernières questions sont évacuées en un rien de temps. Il s'agit pour l'essentiel de redistribuer les délégations que possédait le démissionnaire Jean-Philippe Guérini.

Arrive le moment des questions diverses où fait irruption le sort de l'école du Manot. C'est Michèle Péguy qui sonne la charge. Elle dit sa surprise et sa désapprobation. Lagrave assène. « Vous faites voter à la CAM des procédures de maintien aux équipements de proximité et vous ne le faites pas à Mont-de-Marsan. Sur cette question, nous irons jusqu'au bout. » L'ambiance se tend et Darrieussecq s'agace. « On n'en doute pas. Et si on crée une crèche à la place, ce ne sera pas un équipement de proximité ? »

Voilà, c'est fini. À Lyon aussi d'ailleurs. Bordeaux a perdu 3-1. Au grand dam du directeur de cabinet, Mathieu Ara.

Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@sudouest.com

CONSEIL MUNICIPAL.L'élu d'opposition a démissionné et sera remplacé par Jean-Michel Carrère

Son absence avait déjà été notée lors deux derniers conseils municipaux. Jean-Philippe Guérini, élu d'opposition, a fait officiellement parvenir hier sa démission à Geneviève Darrieussecq, la justifiant par « des raisons personnelles ».

C'est la même phrase que reprend Renaud Lagrave, porte-parole de l'opposition de gauche montoise, qui a appelé hier madame le maire pour l'en informer, le jour même où elle recevait le courrier l'entérinant. « J'en ai discuté avec lui, souligne l'élu PS : ce sont vraiment des raisons personnelles qui ont poussé Jean-Philippe à quitter sa fonction. »

Ex-PRG

En mars 2008, Jean-Philippe Guérini était en bonne place sur la liste d'union de la gauche menée par Philippe Labeyrie en vue des municipales. Alors responsable départemental du Parti radical de gauche, il s'était retrouvé élu suite au désistement de nombreux sortants. Six mois plus tard, il quittait le PRG pour rejoindre le Parti socialiste, proche d'Alain Vidalies avec qui on l'apercevait souvent en ville. Il était alors l'un des plus virulents opposants à la nouvelle majorité montoise, présent en bien des points de la vie municipale et intervenant régulièrement lors des séances.

Depuis quelque temps, il était devenu nettement plus discret. Jusqu'à devenir absent ces derniers mois pour aboutir à sa démission d'hier.

Pour le remplacer, c'est son suivant sur la liste qui entre donc en jeu. « Jean-Michel Carrère, que j'ai eu ce matin (hier) au téléphone, a accepté de le remplacer. » Renaud Lagrave peut être rassuré. Avec ce nouvel entrant, il peut compter sur le seul « sortant » de sa troupe d'opposants : Jean-Michel Carrère était en effet un des principaux adjoints de Philippe Labeyrie. C'est donc un élu d'expérience, que la défaite de 2008 et les choix alors faits de renouveler avaient poussé à se mettre en retrait. Même si ce militant PS n'a jamais cessé de rester actif dans le domaine associatif, notamment.

Il devrait donc être présenté au Conseil municipal lors de sa prochaine séance, le 16 février.

Auteur : J.-P. D

CONSEIL MUNICIPAL.Baisse des impôts, hausse des tarifs, distribution de subventions et investissements ont été les maîtres mots du vote du budget primitif. Ce fut chaud, et long

Il a fallu pas moins de 2 h 30 jeudi soir au conseil municipal pour examiner le budget primitif 2010. Deux heures trente où le maire Geneviève Darrieussecq, l'adjoint chargé des finances Jean-Pierre Pinto, et la quasi-totalité des conseillers d'opposition (sauf Jean-Philippe Guérini, absent), se sont envoyé des chiffres et des nombres à la tête. Accompagnés de quelques qualificatifs pas vraiment amicaux. Ce qui a donc laissé place à des débats chauds et longs, puisque les 46 dossiers à l'ordre du jour ont nécessité près de quatre heures trente de discussions.

Pour l'occasion, Renaud Lagrave - « porte-parole de l'opposition, et non le chef, Madame le maire, » - précise ce dernier, et ses colistiers avaient adopté une tactique habile. Plutôt que de laisser le premier fédéral du PS mener seul l'attaque, chacun a posé sa question à tour de rôle, laissant le numéro 1 intervenir en dernier.

Alain Baché ouvrait le bal en se demandant comment on pouvait vraiment, ainsi que l'affirma M. Pinto, « faire plus avec moins, alors que les dotations de l'État sont en diminution ». Rose Lucy embraya sur les coûts : « Vous dites que vous n'augmentez pas les impôts, ce qui est démagogique, alors qu'en fait vous augmentez tous les tarifs des services de la ville », en ironisant sur le fait que les seuls qui baissent, ce sont les prix des animaux du parc de Nahuques.

Comme à l'école

Ségolène Dauga s'en prit aux conseils de quartier, « où les différents projets présentés doivent ensuite être votés en Conseil municipal », tandis qu'Abdallah El Bakkali, qui discute l'aide au rugby alors que la Chambre régionale des comptes fait les gros yeux, se sent « comme à l'école avec la maîtresse qui me gronde. »

La maîtresse en question, Mme le maire, répondit à toutes ces piques sans se départir de son calme, mais sans manquer ses cibles non plus. « Auparavant, la municipalité augmentait tout à la fois les impôts et les tarifs, explique-t-elle. Nous, c'est seulement les tarifs ». « Et encore, il n'y a que 40 % d'entre eux qui sont touchés, alors que 3 % sont en baisse et 57 % inchangés », précise M. Pinto. Sur une question de Michèle Péguy, ironisant sur « les écoles, une priorité budgétaire, alors que durant la période 2001-2007 les dépenses étaient le double de ce qu'elles sont aujourd'hui », Mme Darrieussecq insiste : « Auparavant, c'était 300 000 euros par an pour les écoles, là c'est plus de 500 000, donc c'est doublé. »

Menteur, ou mauvaise foi ?

Mais c'est avec Renaud Lagrave que la passe d'armes fut la plus incisive. « Nous n'avons jamais traité un conseiller ou un adjoint de menteur, souligne ce dernier. Or c'est ce que vous avez fait dans votre dernière tribune du magazine municipal. On vous renvoie donc la politesse : quand vous niez que tous les tarifs de la ville ont été augmentés, je ne sais pas qui de nous deux ment le plus. » Or le terme menteur, ou mensonge, n'a pas été utilisé dans le m2m, Mont-de-Marsan magazine de décembre janvier. Mais on y parle tout de même de « mauvaise foi incroyable », « d'arguments faux » ou de « méthodes tout simplement détestables ». Ce qui n'est pas très amical quand même !

L'opposition a comme d'autres fois reproché à la majorité de prendre des décisions sans consulter, de donner des informations par voie de presse (notamment pour le chèque de la collecte pour les Restos du coeur), ou de reprendre des projets anciens à son compte. La maire regrette que « parfois, sur des sujets importants, PLU (plan local d'urbanisme), PADD (projet d'aménagement et de développement durable), personne de vos rangs ne vienne au rendez-vous ».

Au final, trouvant ce vote « prématuré, puisque la loi de finances n'a pas encore été votée », l'opposition (7 présents), a voté contre ce budget primitif.

Bref, les joutes politiques des régionales ont commencé.

Auteur : Jean-Louis Hugon
jl.hugon@sudouest.com