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le prochain Conseil Municipal aura lieu le Mardi 24 Mars à 19H à la Mairie de Mont de Marsan

Nous tenons à remercier vivement les nombreux montois qui nous ont fait le plaisir d'assister aux deux réunions publiques du lundi 16 et mardi 17 Mars. Il s'agissait pour nous de faire un compte rendu du mandat que vous nous avez confié par votre vote du 16 Mars 2008. Ces réunions ont été l'occasion non seulement de vous informer de notre travail quotidien au service de la Ville de Mont de Marsan mais aussi de dialoguer avec vous. Merci pour votre participation et merci pour les encouragements que nous avons reçus à cette occasion et à l'année prochaine.

Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l'information, à l'éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous.
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l'Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d'information, d'éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l'Etat montre sa volonté d'abandonner les missions qui sont les siennes quant à l'accueil, l'information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d'accueil et de conseil, qu'elles soient mises en oeuvre lors d'activités collectives ou d'entretiens individuels.

Ces missions d'utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l'Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d'information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l'Etat est la fermeture programmée d'un grand nombre de ces lieux d'accueil individuels et collectifs.

L'Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l'article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L'Etat ne doit pas supprimer les lieux d'écoute et de parole, mais les développer.

L'Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L'Etatdoit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd'hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !
pour signer: http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/index.php

Je dois tout d’abord signaler que l’opposition découvre le document qui vient d’être présenté par Mr Pinto, ce qui est quand même grave pour une majorité qui nous parle de démocratie, ce document ne nous a même pas été remis lors de la commission des finances, en réponse à certaines de nos questions. Au moment où notre pays traverse une grave crise économique, au moment où les investissements des collectivités représentent 70 % de l’investissement public, l’Etat et les collectivités locales devraient montrer l’exemple, à l’instar d’un certain nombre de plans de relance dans d’autres pays. Les exemples d’investissements ne manqueraient pas sur les infrastructures ferroviaires, les mises aux normes autoroutières, qui pourraient aller plus vite si l’Etat ne demandait pas aux collectivités des engagements démesurés.

Dans cette période pourtant vous nous proposez de voter un budget au rabais, de comptable, un budget sans avenir pour notre ville.

Vous utilisez par ailleurs les résultats des nombreux audits pour appliquer vos choix politiques : baisse du fonctionnement, baisse des investissements, baisse du nombre d’agents, augmentation de tous les tarifs de la ville et fermeture de services publics comme les clubs du 3ème âge, le restaurant municipal du Foyer des Jeunes Travailleurs, ou encore et plus grave une école.

Vos choix qui stigmatisent le service public et qui sont particulièrement malheureux quand vous rendez public l’audit sur le personnel, stigmatisant des services, jetant ainsi en pâture des agents des services à la vindicte populaire. Vous avez donc choisi d’appliquer la RGPP à la sauce montoise, nous voyons ce que cela donne au niveau national, les résultats au niveau de la ville ne se feront pas attendre. Alors nous y reviendrons dans le détail au cours de nos interventions, car il faut dire aux Montois ce qu’il se passe :

  • On nous propose de voter une enveloppe de 1 450 000€ pour les associations sans connaître les attributions, c’est la première fois que cela arrive, nous n’avons pas d’informations sur le fléchage de cette somme
  • On nous propose de voter une subvention au CCAS de 700 000€ en baisse de 300 000€ par rapport à 2007, alors que l’audit souligne qu’il faudrait plus, que nous aurons à aider plus de familles dans les mois qui viennent, et que vous avez décidé de fermer des clubs du 3ème âge qui pourraient pourtant être financés.
  • On nous propose une baisse importante des crédits pour l’entretien des bâtiments communaux.
  • Les dotations de l’Etat sont encore une fois en baisse, même l’association des maires de villes moyennes le souligne avec en plus un recul de la péréquation et encore des transferts non compensés comme pour le recensement ou les passeports biométriques.
  • Une baisse de près de 35% de l’investissement dans ce budget.
  • Un nouveau PLU à 100 000€ alors qu’il nous suffisait de boucler le travail déjà accompli.
  • Plus que 5 000€ d’acquisitions foncières alors que 800 000€ y étaient consacrés en 2007.
  • 0€ de travaux dans les cimetières montois.
  • 500 000€ pour les travaux dans les écoles et toujours pas de grosse restructuration; pour mémoire les budgets précédents avoisinaient les 1,8 millions d’euro.
  • 240 000€ pour la voirie, la signalisation et l’éclairage alors que cette enveloppe était du double auparavant.
  • Aucune inscription budgétaire sur le crématorium.
  • Aucun crédit sur la dynamisation et l’aménagement du centre ville, particulièrement sur les bâtiments vides: Lacataye, la prison ou bientôt le tribunal.
  • Aucun crédit pour la mise aux normes des salles de sport.
  • Pas de report des 500 000€ prélevés sur le budget de l’ANRU sur celui de cette année.

C’est donc un budget qui pour nous manque d’ambitions pour soutenir notre économie locale. Nous avons de notre côté d’autres ambitions pour notre ville, nous vous avions d’ailleurs fait des propositions lors du débat sur les orientations budgétaires que vous n’avez pas retenues, nous en prenons acte en votant contre ce budget.

Après une réponse de Mme le Maire et encore une diatribe contre les autres collectivités, dont l’agglomération, j’ai proposé la tenue d’un débat sur le contrat d’agglomération ainsi que sur le bilan des actions de la CAM à Mont de Marsan. On ne peut seulement demander de l’argent et réclamer des transferts, il ne peut y avoir uniquement des débats sur des dossiers et non sur des montants supposés appartenir à la ville. Nous verrons si ce débat sera organisé.

Par ailleurs au nom de l’opposition nous avons également demandé la tenue d’une commission générale sur le dossier de l’ANRU, ainsi que la tenue d’un CA du comité des fêtes pour arrêter les comptes 2008 des fêtes de la Madeleine, ce qui nous a entraînés à ne pas voter le budget de la régie des fêtes.

Enfin nous avons demandé à être destinataires des comptes-rendus des conseils de quartier, (l’opposition n’y siège pas, contrairement à Dax) ainsi que les détails des 300 000€ mis à disposition de ces conseils.

Concernant le document remis sur table pour la présentation du budget, la majorité municipale aurait pu nous le remettre plus tôt car celui-ci nous donne une réelle projection du budget pour 2009. C'est une remarque préalable que je souhaitais vous faire Madame le Maire.
La deuxième remarque s'adresse à Monsieur PINTO concernant les orientations budgétaires. Effectivement les banques américaines, d'où est partie la crise, étaient des banques qui avaient le monopole du crédit hypothécaire mais non pas contrairement à vos dires, le statut public puisqu'elles ont été privatisée il y a quelques années.
Une autre remarque, notre manque de proposition concernant le financement. Je me permets de vous rappeler qu'aujourd'hui en France des revenus échappent à la solidarité nationale, je parle des actifs financiers et des sommes considérables qui s'évaporent dans les paradis fiscaux. Ce sont là plusieurs milliards qui pourraient être utilisés et mobilisés au service des collectivités. Pour l'heure, le gouvernement s'est bien gardé de s'attaquer à ces privilèges et contrairement aux dires de ce même gouvernement, la crise ce n'est pas pour tout le monde puisque 2008 a été une année record pour les profits et le CAC40. Certains ont même touché un véritable jack pot et s'en vouloir m'étendre, ce sont 148.000 familles qui vont payées l'ISF, soit 20.000 de plus qu'en 2007.
Vous voyez bien les possibilités de financement existent, mais il y a un manque de volonté publique d'aller chercher cet argent.
Pour en venir directement à vos propositions de budget, on est très loin de ce que vous nous avez proposé. Plusieurs explications selon moi :
- les politiques de l'Etat qui présurent et pèsent sur les collectivités,
- la faiblesse qui se traduit par des stagnations et des diminutions des dotations de l'État.
Avec ces politiques, on ne peut pas répondre aux besoins, c'est une évidence d'où vos propositions. Et il faut bien noter que c'est bien 9 millions d'euros en moins par rapport à l'année précédente. Et donc une grande faiblesse de l'investissement, à l'évidence il y aura moins pour poursuivre l'entretien nécessaire des bâtiments communaux. Il n'y a aucun aménagement structurant significatif pour la ville de Mont-de-Marsan.
Les entreprises locales et l'emploi vont pâtir de ce recul programmé. Nous le savons les uns et les autres, bon nombre d'entreprises du bâtiment et du BTP sont confrontés à d'énormes difficultés.
Au regard de vos propositions, que va-t-on faire réellement pour tout ce qui attrait à l'environnement, tout ce qui attrait aux économies d'énergies et à l'exploitation des énergies propres et renouvelables ? Que va-t-on faire sur l'habitat ? Rien n'est proposé pour le développement du transport collectif et nous pourrons observer beaucoup de frilosité sur le développement et la modernisation des services publics.
Un mot également sur le personnel, Mont-de-Marsan n'a pas trop d'emploi puisque son ratio est égal à ce qui existe au plan national, avec néanmoins une particularité montoise, ces services publics. De plus pour ce personnel vous ne nous proposez rien sur le régime indemnitaire.
Quelques mots sur les audits puisque nous avons été interpellés sur ce qui a été rendu public. Annoncer la fermeture d'une école n'est pas un bon signe pour le développement de Mont-de-Marsan, à moins qu'il ne s'agisse d'une volonté de supprimer quelques groupes scolaires pour répondre à la politique gouvernementale préconisé par le Ministre DARCOS. Moins de postes d'enseignants, plus d'élèves dans les classes.
Autre chose concernant ces audits que nous pouvons également trouver, il est écrit que notre taxe d'habitation est légèrement inférieure à la moyenne des communes de la strate et en revanche nettement inférieure à la moyenne pour le financier bâti. Je vous rappelle que nous vous avions fait une proposition pour inverser cette tendance. De plus, et cela doit être signalé, les dépenses de fonctionnement de notre ville, toujours dans cet audit, sont inférieures de 20% aux villes comparées.
Vous nous avez fait part, Madame le Maire, de vos remarques concernant la Communauté d'Agglomération du Marsan et des problématiques de la TPU. Je vous rappelle que là aussi, je vous ai interpellé et que l'ensemble des collectivités peuvent être inquiètes sur l'éventuelle réforme de cette taxe qui aurait des conséquences dramatiques sur le financement des collectivités locales.
Et pour ce qui est de notre coopération intercommunale, plutôt que de rechercher l'opposition n'y aurait-il pas plutôt à pousser jusqu'au bout ces coopérations et ces mises en commun nécessaires.
Voilà les quelques remarques que je souhaitais vous faire".

Quatrième et peut-être dernier audit commandé par Madame le Maire à des cabinets privés. Il nous faut rappeler que c’est bien elle qui ironisait sur l’utilisation de cabinets privés par l’ancienne majorité (dexia filiale de la Caisse des Dépôts) alors que des organismes publics pouvaient réaliser des audits gratuitement.

Ainsi, notre ville « pauvre » vient de régler près de 100 000,00 euros partagés entre les deux audits du CCAS – 29 900,00 euros – et les deux audits de la Mairie. L’organisationnel nous a été présenté il y a deux jours.

On y apprend que sur 20 services municipaux que compte la ville de Mont de Marsan, 17 sont qualifiés de « Performants » à « Très dynamiques » ; 1 en en cours de restructuration – Service Communication – et 2 sont à revoir – Affaires générales et Sport -.

Ainsi, Madame le Maire sait désormais – mais avait elle besoin d’un audit à 70 000,00 euros pour cela – qu’elle peut s’appuyer sur des services municipaux fiables et performant dans leur grande majorité, même s’il on peut toujours perfectionner et faire évoluer l’héritage que l’on reçoit.

Le cabinet d’audit nous informe curieusement ne pas avoir audité le service de la Police Municipale car le Chef de ce service devait être remplacé et préconise dans le même temps plusieurs actions à mettre en place afin de rendre plus efficient l’administration de la commune ; fermer l’une des écoles de la ville, supprimer 30 agents de catégorie « C » et embaucher 4 agents de catégorie « A ».

Nous sommes particulièrement consternés de la non considération du cabinet d’Audit des spécificités d’une collectivité locale où il n’est pas question de gérer un budget afin de générer du profit, mais de s’assurer, par une gestion équilibrée, que chaque habitant puisse vivre sa ville dans les meilleures conditions possibles.

Mais, n’est ce pas là un exemple qui vient de haut pour cette majorité de droite.

Réaction parue dans Sud Ouest:

Seuls deux membres de l'opposition étaient présents mardi soir, Jean-Philippe Guérini (PS, ex-PRG) et Alain Baché (PC). Alain Baché a interpellé Geneviève Darrieussecq à l'issue de la présentation. « Cet audit ne tient pas compte de la spécificité des collectivités locales. Cet audit ne va pas au fon des choses. »

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Renaud Lagrave, le porte-parole, n'était donc pas présent mais il a pris connaissance du rapport. « Cela fait trois audits qu'on nous sert où on n'apprend pas grand-chose si ce n'est qu'ils viennent à point pour justifier la politique de la ville. » Une politique qui selon lui en rappelle une autre. « Le souhait de la nouvelle majorité de ne pas remplacer les départs en retraite, le gouvernement l'a eu avant elle. »

Alain Baché comme Renaud Lagrave trouvent par ailleurs aberrant la préconisation de fermer une école alors que la population augmente et que la ville se développe et va se développer encore.

TROISIÈME ÂGE.La majorité municipale vient d'annoncer la fermeture de deux des six clubs de la ville au 31 décembre. Une décision qui suscite de vives réactions

C'était le 15 décembre. Ce jour-là, Edmond Hanna, adjoint au maire en charge de la Solidarité, rend visite aux membres du club du troisième âge du Brésil, dans le quartier Dagas-Beillet. « Cela nous a fait l'effet d'un coup de massue », raconte Fernand Boulineau, bientôt 73 ans dont treize comme adhérent de cette structure. Pour cause, l'élu vient annoncer la fermeture du club, créé voilà trente ans, à compter du 31 décembre. À l'autre bout de la ville, l'établissement du Peyrouat connaîtra le même sort. Au 1er janvier, il ne restera donc que quatre clubs du troisième âge sur les six répartis actuellement dans la ville.

« Malheureux », Fernand Boulineau, qui a présidé le club du Brésil en 2000 et 2001, ne comprend pas cette décision. « Ces lieux sont essentiels pour nous, les personnes âgées, plaide-t-il. Ils constituent une sorte de seconde famille. On y mange le midi, on s'y retrouve pour jouer aux cartes, pour bavarder, rigoler. Ils permettent de rompre l'isolement et la solitude que connaissent beaucoup d'entre nous. » Remonté, le septuagénaire estime « aberrant » ce choix de la majorité municipale Modem-UMP. À ses côtés, une dame d'un certain âge se déclare « totalement déboussolée depuis la nouvelle de la fermeture ». Et « choquée » par la manière dont celle-ci a été annoncée, à seize jours de l'échéance. « On nous a mis devant le fait accompli », dénonce-t-elle. « Dans le genre inélégant, on ne fait guère mieux », renchérit Fernand Boulineau.

« Faux arguments »

Pourquoi une telle décision ? Avant tout, la faible fréquentation des deux clubs en question serait en cause (lire ci-dessous l'interview de Geneviève Darrieussecq). Ce que dément pourtant Fernand Boulineau. « Nous sommes quarante-cinq adhérents ici au Brésil. En moyenne, quatorze personnes viennent manger ici le midi et soixante-dix repas sont servis par semaine. Mais il ne s'agit que de moyennes », précise le septuagénaire.

« Quand bien même, ce n'est pas cet argument qui a été mis en avant par l'élu venu le 15 décembre, poursuit-il. Il a surtout insisté sur la vétusté de nos locaux, déclarant qu'ils n'étaient plus aux normes et ne pouvaient continuer à accueillir du public. Or, tous les ans, des contrôles ont été effectués par la commission de sécurité qui n'a jamais rien trouvé à redire. » De là les soupçons de plusieurs membres du club : « On nous présente de faux arguments qui ont pour but de nous sacrifier pour de petites économies. » L'attaque est rude et reprise au vol par l'opposition municipale.

Lettre ouverte au maire

En date du 19 décembre, les élus de gauche ont adressé une lettre ouverte à Mme le Maire dans laquelle ils s'indignent de l'absence de concertation sur ce dossier. « Nous nous étonnons que la réorganisation des six clubs montois n'ait pas fait l'objet d'une discussion technique en conseil d'administration du CCAS (1), puis d'une décision du Conseil municipal », écrivent-ils, demandant au maire « dans le simple respect des membres des deux clubs, de surseoir à leurs fermetures et de mettre une véritable concertation en place permettant de rassurer nos anciens en trouvant des solutions avec eux. »

Une requête restée pour l'heure lettre morte. « Nous n'avons reçu aucune réponse », insiste le chef de file de l'opposition montoise, Renaud Lagrave. Et le socialiste de pointer « les contradictions de la majorité » : « au moment où elle nous explique qu'il faut de la démocratie et crée pour cela des conseils de quartier, elle prend la décision de fermer des structures pourtant si utiles aux liens sociaux de nos quartiers. »

La nouvelle majorité municipale serait-elle en train de commettre l'un de ses premiers faux pas politiques ? Sur les 25 000 électeurs montois, un quart a plus de 60 ans.

(1) Centre communal d'action sociale.

Auteur : élisa artigue-cazcarra
e.cazcarra@sudouest.co

Madame le Maire,

Lors du Conseil Municipal du Mardi 16 Décembre dernier, nous vous avons interrogée sur d’éventuelles fermetures de club du 3ème âge au sein de notre ville. Sans réponse explicite à ce moment, nous pensions qu’une telle décision ne pourrait être prise qu’après une concertation, comme vous le prônez si souvent.
Quelle n’est pas notre surprise, d’apprendre par des membres de clubs de personnes âgées la fermeture pure et simple de deux clubs, ceux de Dagas/Beillet et du Peyrouat.

Nous nous étonnons tout d’abord que la réorganisation des six clubs Montois n’ait pas fait l’objet d’une discussion technique en Conseil d’Administration du CCAS, puis d’une décision du Conseil Municipal.

Plus grave à nos yeux, les membres de ces deux clubs ont appris cette information le lundi 15 décembre avec effet au 31 décembre, soit 16 jours avant la date de fermeture définitive. Les membres sont tous choqués d’une annonce aussi subite, qui ne fut expliquée que par des questions de mise aux normes du local, alors que la commission de sécurité qui passe chaque année n’avait pas demandé cette fermeture.

Si tel était le cas, pourquoi ne pas avoir temporairement relogé le club durant les travaux de mises aux normes dans un local de ces deux quartiers ? Sachant que le terrain du club de Dagas fut offert à la ville de Mont de Marsan par le Consul Honoraire du Brésil, Monsieur Menguy, à la condition exclusive d’y construire un espace de détente pour les personnes âgées du quartier.

Nous ne pouvons, par ailleurs, pas imaginer qu’il s’agirait de procéder à de sombres coupes budgétaires, au moment où la solidarité avec nos anciens, comme l’a dit votre adjoint mardi dernier, appartient à tout le monde, y compris si cette dernière a un coût pour notre Ville.

Au moment où vous avez mis en place des Conseils de quartiers, pour les animer davantage, vous prenez la décision de supprimer des clubs pour les personnes âgées, pourtant si utiles pour les liens sociaux de nos quartiers. Nous imaginons d’ailleurs que les conseils concernés ont du être associés à cette décision ; des clubs comme ceux de Dagas et du Peyrouat contribuent à la vie d’un quartier dans ce que la société a de plus haut ; le respect des anciens.

Nous vous demandons, dans le simple respect des membres des deux clubs, de sursoir à leurs fermetures et de mettre une véritable concertation en place permettant de rassurer nos anciens en trouvant des solutions avec eux.

Nous sommes à votre disposition pour toute action qui permettra de rassurer les membres de ces deux clubs, dans le simple respect de leur condition et dans le temps qu’il faudra pour que ces mesures soient mises en place avec un peu plus d’humanisme.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Madame le Maire, en l’expression de notre parfaite considération.

Le groupe « Ensemble pour Mont de Marsan »

C'est toujours frustrant, je vous l'assure, de passer 5 heures en réunion et de n'avoir que quelques lignes (discutables d'ailleurs) relatant nos interventions en Conseil Municipal. C'est d'autant plus frustrant que le débat sur les orientations budgétaires est bien celui qui est le plus important, loin devant la fouille des poubelles, mais c'est comme cela les débats d'orientations, parait il passionnent moins que les autres, il faut des coups, nous dit-on, et pourtant mardi dernier, les montois ont pu voir quelles orientations allait prendre la majorité municipale : baisse des services publics, augmentation de tous les tarifs, non remplacement et fin de contrats pour 30 salariés de la Ville...cela ne vous rappelle pas une politique déjà connue ? C'est donc à nous qu'il appartient d'écrire nos interventions et de tenter de vous rapporter le mieux possible les positions que nous avons défendues lors du Conseil Municipal.

J'en profite pour dire que l'ensemble des débats des conseils sont maintenant diffusés sur radio MDM, et que de plus vous pouvez trouver les PV des débats fidèlement retranscrits sur le site de l'opposition montoise. (http://www.ensemblepourmontdemarsan.org/index.php/fre)

Voici donc les principaux éléments qui ont structuré mon intervention de mardi dernier :

D'abord quelques mots à propos de l'audit financier, et le premier qui me vient à la bouche est « pétard mouillé », car depuis 1 an maintenant, on entendait parler de situation catastrophique, d'arrangements, d'héritage lourd, bref la ville était en faillite. Pour aller à l'essentiel sur cet audit à 80000 €, la ville de Mont de Marsan est pauvre, ce que personne ne découvre, son taux d'épargne nette est limité, sa capacité de désendettement est de 11ans, de plus encore faudrait-il mettre en face de la dette l'ensemble de notre patrimoine, ce qui serait certainement plus juste. Nous avons noté que les désengagements de l'Etat pour la période examinée est au total de moins 21% passant de 1133000 € à 896000€ en 5ans...

Oui nous avons plus de personnel et nous assumons le fait d'avoir recruté 85 emplois jeunes dans un département qui en avait recruté plus de 1500 pour faire reculer le chômage des jeunes en 1997, de plus nous avons fait le choix de gérer en régie, ce qui explique aussi que nous avons plus d'agents. L'audit explique très bien que la précédente majorité a non seulement maitrisé les dépenses mais aussi soutenu l'investissement dans cette période. Nous avons donc des finances saines, au total entre le budget principal et les budgets annexes de la ville, cette situation est tout à fait normale au regard des autres collectivités examinées, mais nous y reviendrons tout à l'heure.

 

Tout d'abord nous pourrions signer le texte de la majorité sur les constats de la crise économique et financière qui touche notre pays mais il faut ajouter quelques chiffres et surtout en donner les causes et les aggravations :

Notre pays connait déjà la récession et l'année 2009 ne se présente pas sous les meilleurs auspices, le déficit budgétaire de l'Etat s'aggrave, la croissance n'est pas au rendez vous, le nombre de chômeurs augmente de jour en jour, les salaires sont en panne et l'investissement des collectivités qui représentent pourtant 73% de l'investissement national est mis à mal par la crise.

Ce contexte économique difficile est aggravé par la politique du gouvernement, qu'il s'agisse de la paupérisation de l'Etat et de la non augmentation des salaires des trois fonctions publiques, pourtant c'est cela qui pourrait relancer la consommation et donc la croissance ; qu'il s'agisse des 75% de salariés qui rentrent sur le marché du travail avec des contrats précaires ; de la défiscalisation des plus riches avec le bouclier fiscal, combien de montois d'ailleurs auront nous à rembourser avec le bouclier fiscal ; de l'abandon des services publics ; de la braderie des entreprises publiques comme La Poste ou GDF.

De plus il faut ajouter les nombreux désengagements de l'Etat sur les transferts de charges non compensés (RSA, APA, TP), la baisse des budgets nationaux sur le logement -600000 millions, sur l'environnement -800000 millions, la mise en place de nombreuses taxes sur les familles (internet, pique nique, franchises médicales, timbres fiscaux) et en plus la suppression de 700000 postes de fonctionnaires en deux ans.

La nouvelle loi de programmation sur les finances publiques est le résultat de ces désengagements, l'Etat augmentera pendant trois ans les aides aux collectivités de seulement 1 milliard dont 663 millions proviennent du FCTVA ce qui fait au final une augmentation de la dotation de seulement 0,8%, pendant que l'inflation est à 2,5%, c'est donc encore une fois une baisse constatée.

Comme cela vient d'être dit par l'audit les ratios de notre Ville sont plutôt bons, il suffit pour s'en convaincre de se rendre sur le site internet du Ministère des finances qui vient de sortir les ratios de l'ensemble des communes et donc ceux des communes comparables à la nôtre.

Voici donc un tableau reprenant les principaux ratios :

 

RATIOS
COMMUNE DE 20 à 50000 habitants
VILLE DE MONT DE MARSAN

Dépenses de fonctionnement réelles en euros par habitant
1390
984

Recettes réelles de fonctionnement en euros par habitant
1504
1071

Encours de la dette par habitant
1005
932

DGF en euros par habitant
304
202

Dépenses de personnel/ dépenses réelles de fonctionnement
56.4%
55.86%

 

En ce qui concerne vos orientations budgétaires, pour les recettes, il est tout d'abord à noter la baisse de 80000€ de l'Agence de l'Eau (l'Etat) pour la régie des Eaux ce qui va entrainer une hausse mathématique du prix de l'assainissement ; nous sommes toujours aussi inquiets sur l'avenir de la DSU, mais aussi sur la réforme de la TP, inquiets sur le budget de l'ANRU national qui aurait du être maintenu à 465 millions d'euros et qui ne sera que de 383 millions € ; pas de remboursement des transferts sur les passeports, le recensement et les cartes d'identité ; une baisse des droits de mutation que nous vous avions déjà signalée lors du budget.

Pour le reste nous nous devons de mettre au grand jour un certain nombre de points de vos orientations :

Vous nous dites qu'il y a trop d'agents à la Ville de Mont de Marsan et sur chaque dossier vous prévoyez de recruter du personnel et qui plus est des cadres
Vous nous avez signalé que le personnel avait déjà effectué au 30 novembre 9728 heures supplémentaires, nous vous signalons qu'il s'agit de 6 emplois à temps plein qui pourraient être créés
Vous ne proposez plus de restructuration de groupe scolaire et de plus d'après la Cour des Comptes les familles françaises dépensent entre 50 et 70€ par rentrée scolaire pour les fournitures scolaires
Vous nous proposez des tarifs pour les familles montoises qui sont systématiquement en hausse nous y reviendrons plus tard
Sur la voirie vous proposez de refaire l'avenue des Martyrs de la Résistance alors que la liaison Manot Gare n'est pas encore commencée.
Enfin sur les berges, nous avions pensé que ce dossier serait partie prenante de Mont de Marsan historique alors que cela pourrait être une réflexion globale sur l'aménagement de notre ville

Ce sont donc maintenant vos orientations budgétaires, votre budget, vos actes qui sont en place.

Contrairement à ce que vous dites ou ce que vous pensez nous sommes aussi capables de faire des propositions dans le cadre de ce débat les voici :

en matière de solidarité, la création d'un chèque transport
reprendre le dossier du Plan Local d'Urbanisme là où il était déjà voté, au lieu de reprendre l'ensemble du travail, ce qui fera économiser 100 000€ à la Ville
entreprendre la restructuration du groupe scolaire de Saint Médard et rendre les fournitures scolaires entièrement gratuites
donner la priorité à la mise aux normes des salles de sports de Sarraute et Barbe d'or, comme nous l'avions dit lors du budget 2008
étendre la géothermie dans la ville
construire la voie nord, prévue dans le dossier de l'ANRU afin de désenclaver le quartier Nord
relancer les consultations d'urbanistes et d'architectes sur Mont de Marsan historique ainsi que sur l'aménagement des bâtiments libérés (prison, tribunal, immeuble lacataye...)

Je vous remercie.

Tarifs exercice 2009
Nous ne voterons pas cette délibération, je vais vous faire part de nos raisons :
Page 1 – Repas Foyer des Jeunes travailleurs et restaurant municipal
Petit déjeuner : plus de 30 % d’augmentation (1.50 euros en 2008 et 2.00 euros en 2009)
Toujours page : 4 % d’augmentation sur les repas des foyers de l’ADAPEI
Page 2 – Stages et évasions et Pass…Sport Montois : pas de tarifs stages à la mer et à la montagne ?
Tarifs Piscine municipale Enfants de 4 à 11 ans : plus 4 % sur les abonnements 50 entrées (44.40 euros à 46.00 euros) ce qui d’ailleurs, est supérieur quand à l’augmentation que celle appliquée au Abonnements 50 entrées pour les adultes (page 3)
Page 3 – Le prix de la location des arènes, lui, ne bouge pas…
Page 3 – Installations sportives
Tarifs par heure et par classe : on passe de 0.55 centimes d’euros à 3.25 euros ; pensez vous qu’il est judicieux de facturer dans de telle proportion des installations au Conseil régional – puisqu’il s’agit ici aussi des lycées – et que nous n’aurons pas un retour de bâton de cette collectivité, lors de nos prochaines demandes de subventions.
Page 9 – Tarif des stationnements (matériel) il n’y a pas de coût prévus pour 2009 ?
Page 11 – Tarifs Divers relatifs à l’activité des cimetières
Sur les Droits de dépositoire, à compter du 274ème jour vous proposez un peu plus de 45 % d’augmentation, vous proposez aussi 30 % d’augmentation sur la concession perpétuelle et 35 % sur la concession trentenaire.
Ce ne sont que quelques exemples. Les autres items sont à l’aune de ceux-ci. Nous ne comprenons pas les raisons de ces augmentations généralisées, à part peut être, celle de vous permettre de ne pas augmenter les impôts mais d’augmenter d’autres postes. Nous n’y trouvons pas de postes en diminution, à part l’oie à tête barrée ou la Bernache de Magellan, dans le Tarif de vente des animaux du Parc de Nahuques –.
Nous aurions votés cette délibération si les augmentations n’avaient pas dépassées Le coût de l’inflation. Soit Environ 3 % en moyenne sur 2009 ; vous indiquez vous-même dans le débat d’orientations budgétaires que « l’avenir s’annonce difficile » ; pour qui doit on le rendre plus « facile » ? Pour nous, c’est aux Montois que nous devons faciliter la vie ?