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Budget prudent, selon l'évolution des ressources

La majorité municipale garde l'investissement comme priorité en 2012, mais n'exclut pas de faire des choix en cours d'année, si des financements manquaient.
La crise internationale s'est invitée au débat d'orientation budgétaire de la ville de Mont-de-Marsan hier soir. Les incertitudes qu'elle implique contraignent la municipalité à « agir en responsabilité » comme l'a souligné en préambule Geneviève Darrieussecq. « Comment évolueront les dotations de l'État ? Comment s'engageront les autres collectivités ? Nous ne disposons pas de visibilité à court et moyen terme », prévient Jean-Pierre Pinto, adjoint aux finances. Il précise que « la priorité n° 1 sera l'investissement, ce qui nécessitera de poursuivre une gestion rigoureuse de nos dépenses de fonctionnement. »

Les grands chantiers de projet de ville seront poursuivis au niveau des berges avec l'aménagement de la cale de l'abreuvoir. En centre-ville, requalification de l'espace public, propreté urbaine, habitat, voie de circulation, transports en commun sont toujours les chantiers prioritaires. La rénovation de la voirie sur le boulevard de la République, les boulevards d'Haussez et du Harbaux, les avenues Vives Labarde et Vincent Auriol, les avenues de la Gascogne et Albert-Camus est inscrite au programme 2012. S'agissant du renouvellement urbain, le gros projet s'articule autour du futur écoquartier du Peyrouat, dont le pôle éducatif ouvrira en début d'année. La reconstruction du groupe scolaire Saint-Médard sera lancée l'été prochain.

Pas de hausse des taux
Geneviève Darrieussecq insiste sur cette prudence : « Nous avons des incertitudes sur nos ressources, la seule certitude vient de nos ressources fiscales, et l'on a décidé, conformément à nos engagements respectés depuis 2008, de ne pas augmenter les taux d'imposition cette année encore. Compte tenu de la crise, il faudra que toutes les collectivités participent à l'effort de guerre. Notre budget est construit sur la continuité des politiques menées, mais nous serons peut-être contraints à faire des choix prioritaires au cours de l'année selon les ressources dont nous disposerons. » Le maire préconise aussi de « responsabiliser le monde associatif, et plus globalement tout ce qui dépend de nos dépenses de fonctionnement. »

Pour l'opposition, Alain Baché s'interroge : « Vous ouvrez les vannes, alors que les robinets sont fermés ! On augmente la dette, mais les ressources sont saturées. À un moment donné, ce ne sera plus possible. Et il ne faut pas attendre de miracles du Conseil général et du Conseil régional. Aujourd'hui, le grand gagnant de la crise, c'est le milieu financier ! » L'encours de la dette s'élève à 40,5 millions d'euros en 2011 (+5 millions par rapport à 2010), car elle anticipe d'éventuelles absences (retards ou augmentations) de crédit au premier semestre 2012. « On a contracté l'emprunt pour la totalité des sommes engagées », signale Jean-Pierre Pinto. Les taux fixes d'emprunt seront, en grosse majorité, inférieurs à 4 %.

À noter que Farid Heba a été élu nouveau septième adjoint au maire, succédant à Edmond Hanna, démissionnaire. Seul candidat, il a été élu avec 27 voix, contre 8 abstentions.

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