Les sept élus d'opposition n'ont pas voulu participer au vote de ce document qui arrête les zones du territoire. Une enquête d'utilité publique a lieu à l'automne.
A la suite d'un changement de matériel électronique, les auditeurs de Radio MDM n'ont pas pu entendre les débats lors du Conseil municipal qui se tenait hier soir dans la salle récemment aménagée. Il paraît que c'est dû à un problème de câbles qu'il faudra prochainement changer. Un qui a peut-être lui aussi un problème de câble, c'est le conseiller municipal Alain Baché (PC), qui lors de son intervention a posé force questions sur le pourquoi du comment des modifications prévues dans le PLU (Plan local d'urbanisme). Sur ces thèmes, le premier adjoint Hervé Bayard a soutenu que la réponse avait été donnée en commission.
Pour un projet de ville de 36 000 habitants, l'élu communiste trouve que ce PLU manque de projets de logement, et comme le document envisage de diminuer les zones à urbaniser, M. Baché trouve que « la Ville ne propose aucune politique volontariste d'acquisitions foncières, lesquelles permettraient de lutter contre la spéculation sur le foncier, puisque c'est aujourd'hui le prix du terrain qui est le premier frein à la construction des particuliers ». Il demande aussi ce que va devenir le terrain qui abritait l'ancienne décharge publique de Pémégnan, dont le coût de réhabilitation est très élevé, quel développement est prévu pour l'hôpital, comment on prend en compte les établissements industriels classés, comme la Montoise du bois ou le dépôt de carburants. Il s'élève enfin contre la décision de ne plus compter en espace boisé classé la totalité du parc de Nahuques, qui serait amputé des deux tiers.
Renforcer la mixité sociale
Premier adjoint chargé de l'urbanisme, Hervé Bayard s'étonna : « À vous entendre, on a l'impression que vous n'êtes pas membre de la commission d'urbanisme, où avec M. Carrère vous avez tous les documents et tous les éléments de réponse à ces questions. » Et l'élu UMP d'affirmer que ce projet « veut redensifier l'habitat, qui s'impose à nous parce que ces 30 dernières années, on a consommé trop de foncier, qu'il renforce la mixité sociale, puisque tout programme de plus de 20 logements devra prévoir 20 ou 30 % de logements sociaux, qu'il prévoit la réhabilitation des logements vacants du centre-ville, en partie conventionnés. L'ancienne décharge de Pémégnan sera mise en espace boisé classé. »
Sur le parc de Nahuques, M. Bayard indique que le déclassement était nécessaire pour rendre cette zone évolutive, sinon nous ne pourrions plus y faire d'aménagements publics, comme des bâtiments pour les animaux du parc zoologique, une piste de sécurité routière ou des bassins pluviaux, ajoute Thierry Socodiabéhère. « Il faut faire évoluer cet espace sans qu'il perde sa spécificité, et de toute façon, une étude environnementale, qui va jusqu'à mesurer la migration des oiseaux et des insectes, prend tout cela en compte. » Et pour rassurer Abdallah El Bakkali, qui s'inquiète de savoir si l'on pourra faire ce que l'on voudra une fois que ce sera déclassé, Hervé Bayard affirme que ce n'est « qu'une régularisation, qui fera l'objet d'une procédure, le projet étant ensuite soumis à une enquête publique cet automne. »
L'opposition n'a pas participé au vote, ce qui fait que ce PLU a été approuvé à l'unanimité des votants.
En préambule, les élus d'opposition avaient affirmé n'avoir trouvé dans leur boîte aux lettres le CD qui présentait ce PLU seulement la veille au soir, voire le matin même. Geneviève Darrieussecq, pour que sa bonne foi ne soit pas mise en cause, répondit que « le cachet de la Poste portait la date du 22 juin. Nous l'avons envoyé dans les temps, mais après, je ne gère pas la Poste. »
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