CONSEIL MUNICIPAL.L'élu d'opposition a démissionné et sera remplacé par Jean-Michel Carrère
Son absence avait déjà été notée lors deux derniers conseils municipaux. Jean-Philippe Guérini, élu d'opposition, a fait officiellement parvenir hier sa démission à Geneviève Darrieussecq, la justifiant par « des raisons personnelles ».
C'est la même phrase que reprend Renaud Lagrave, porte-parole de l'opposition de gauche montoise, qui a appelé hier madame le maire pour l'en informer, le jour même où elle recevait le courrier l'entérinant. « J'en ai discuté avec lui, souligne l'élu PS : ce sont vraiment des raisons personnelles qui ont poussé Jean-Philippe à quitter sa fonction. »
Ex-PRG
En mars 2008, Jean-Philippe Guérini était en bonne place sur la liste d'union de la gauche menée par Philippe Labeyrie en vue des municipales. Alors responsable départemental du Parti radical de gauche, il s'était retrouvé élu suite au désistement de nombreux sortants. Six mois plus tard, il quittait le PRG pour rejoindre le Parti socialiste, proche d'Alain Vidalies avec qui on l'apercevait souvent en ville. Il était alors l'un des plus virulents opposants à la nouvelle majorité montoise, présent en bien des points de la vie municipale et intervenant régulièrement lors des séances.
Depuis quelque temps, il était devenu nettement plus discret. Jusqu'à devenir absent ces derniers mois pour aboutir à sa démission d'hier.
Pour le remplacer, c'est son suivant sur la liste qui entre donc en jeu. « Jean-Michel Carrère, que j'ai eu ce matin (hier) au téléphone, a accepté de le remplacer. » Renaud Lagrave peut être rassuré. Avec ce nouvel entrant, il peut compter sur le seul « sortant » de sa troupe d'opposants : Jean-Michel Carrère était en effet un des principaux adjoints de Philippe Labeyrie. C'est donc un élu d'expérience, que la défaite de 2008 et les choix alors faits de renouveler avaient poussé à se mettre en retrait. Même si ce militant PS n'a jamais cessé de rester actif dans le domaine associatif, notamment.
Il devrait donc être présenté au Conseil municipal lors de sa prochaine séance, le 16 février.
Auteur : J.-P. D
CONSEIL MUNICIPAL.Baisse des impôts, hausse des tarifs, distribution de subventions et investissements ont été les maîtres mots du vote du budget primitif. Ce fut chaud, et long
Il a fallu pas moins de 2 h 30 jeudi soir au conseil municipal pour examiner le budget primitif 2010. Deux heures trente où le maire Geneviève Darrieussecq, l'adjoint chargé des finances Jean-Pierre Pinto, et la quasi-totalité des conseillers d'opposition (sauf Jean-Philippe Guérini, absent), se sont envoyé des chiffres et des nombres à la tête. Accompagnés de quelques qualificatifs pas vraiment amicaux. Ce qui a donc laissé place à des débats chauds et longs, puisque les 46 dossiers à l'ordre du jour ont nécessité près de quatre heures trente de discussions.
Pour l'occasion, Renaud Lagrave - « porte-parole de l'opposition, et non le chef, Madame le maire, » - précise ce dernier, et ses colistiers avaient adopté une tactique habile. Plutôt que de laisser le premier fédéral du PS mener seul l'attaque, chacun a posé sa question à tour de rôle, laissant le numéro 1 intervenir en dernier.
Alain Baché ouvrait le bal en se demandant comment on pouvait vraiment, ainsi que l'affirma M. Pinto, « faire plus avec moins, alors que les dotations de l'État sont en diminution ». Rose Lucy embraya sur les coûts : « Vous dites que vous n'augmentez pas les impôts, ce qui est démagogique, alors qu'en fait vous augmentez tous les tarifs des services de la ville », en ironisant sur le fait que les seuls qui baissent, ce sont les prix des animaux du parc de Nahuques.
Comme à l'école
Ségolène Dauga s'en prit aux conseils de quartier, « où les différents projets présentés doivent ensuite être votés en Conseil municipal », tandis qu'Abdallah El Bakkali, qui discute l'aide au rugby alors que la Chambre régionale des comptes fait les gros yeux, se sent « comme à l'école avec la maîtresse qui me gronde. »
La maîtresse en question, Mme le maire, répondit à toutes ces piques sans se départir de son calme, mais sans manquer ses cibles non plus. « Auparavant, la municipalité augmentait tout à la fois les impôts et les tarifs, explique-t-elle. Nous, c'est seulement les tarifs ». « Et encore, il n'y a que 40 % d'entre eux qui sont touchés, alors que 3 % sont en baisse et 57 % inchangés », précise M. Pinto. Sur une question de Michèle Péguy, ironisant sur « les écoles, une priorité budgétaire, alors que durant la période 2001-2007 les dépenses étaient le double de ce qu'elles sont aujourd'hui », Mme Darrieussecq insiste : « Auparavant, c'était 300 000 euros par an pour les écoles, là c'est plus de 500 000, donc c'est doublé. »
Menteur, ou mauvaise foi ?
Mais c'est avec Renaud Lagrave que la passe d'armes fut la plus incisive. « Nous n'avons jamais traité un conseiller ou un adjoint de menteur, souligne ce dernier. Or c'est ce que vous avez fait dans votre dernière tribune du magazine municipal. On vous renvoie donc la politesse : quand vous niez que tous les tarifs de la ville ont été augmentés, je ne sais pas qui de nous deux ment le plus. » Or le terme menteur, ou mensonge, n'a pas été utilisé dans le m2m, Mont-de-Marsan magazine de décembre janvier. Mais on y parle tout de même de « mauvaise foi incroyable », « d'arguments faux » ou de « méthodes tout simplement détestables ». Ce qui n'est pas très amical quand même !
L'opposition a comme d'autres fois reproché à la majorité de prendre des décisions sans consulter, de donner des informations par voie de presse (notamment pour le chèque de la collecte pour les Restos du coeur), ou de reprendre des projets anciens à son compte. La maire regrette que « parfois, sur des sujets importants, PLU (plan local d'urbanisme), PADD (projet d'aménagement et de développement durable), personne de vos rangs ne vienne au rendez-vous ».
Au final, trouvant ce vote « prématuré, puisque la loi de finances n'a pas encore été votée », l'opposition (7 présents), a voté contre ce budget primitif.
Bref, les joutes politiques des régionales ont commencé.
Auteur : Jean-Louis Hugon
jl.hugon@sudouest.com
Le groupe de l'opposition "Ensemble Pour Mont de Marsan" vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et vous donne rendez vous en 2010 pour continuer le travail de l'opposition dans notre ville Mont de Marsan.
CONSEIL MUNICIPAL.Au sujet de la réforme des collectivités locales, on est très loin de l'unanimité
Le Conseil municipal de mardi soir s'est terminé sur le même thème qu'au début : le projet de loi de finances du gouvernement et ses réformes. C'est-à-dire, la suppression de la taxe professionnelle (TP) et la réorganisation des collectivités locales qui veut remplacer conseillers généraux et conseillers régionaux par des conseillers territoriaux, qui seraient deux fois moins nombreux qu'aujourd'hui. L'opposition, ainsi qu'elle l'avait déposée à l'ordre du jour, a présenté une motion pour le groupe Ensemble pour Mont-de-Marsan.
OAS_AD('Position1');
Les arguments diffèrent
Mais la surprise est venue du maire Geneviève Darrieussecq, qui, après avoir laissé Renaud Lagrave lire la proposition de délibération, sortit de sa manche un projet de voeu sur le même thème, mais pas tout à fait avec les mêmes arguments. En gros, les deux parties sont d'accord sur leur attachement à la décentralisation - qui doit être renforcée notamment par une réforme des finances locales -, sur la liberté qui doit être laissée aux communes pour la définition des périmètres des intercommunalités et les compétences qu'elles exercent. Ils expriment également la même exigence quant au maintien des dotations versées par l'État aux collectivités locales, pour une meilleure visibilité.
En revanche, si Renaud Lagrave n'est pas d'accord sur la suppression de la TP, un impôt qualifié « d'imbécile » par Mme le maire, avant qu'une réaction d'Alain Baché lui fasse retirer ce mot, ni sur le retrait de la compétence générale promis aux collectivités, Geneviève Darrieussecq se sent plus confiante envers les avancées attendues de cette réforme. Une position que l'on peut trouver naïve ou utopique, ce que n'est pas loin de penser Renaud Lagrave.
À l'arrivée, la motion de la majorité a été approuvée par 25 voix pour et 7 contre, celle de l'opposition rejetée avec des scores inverses. En toute logique.
Cantines. Rose Lucy s'étonne que les rations soient diminuées dans les cantines, avec par exemple les cordons bleus ou les fromages blancs divisés en deux. Éliane Darteyron répond que cette pratique vient de l'adhésion de la ville au Programme national nutrition santé, qui, pour prévenir l'obésité, s'efforce de diminuer les lipides et protides et d'augmenter les légumes et sucres lents. « On aurait au moins pu avertir les parents », fulmine Mme Lucy.
Défibrillateurs. Afin de prévenir les décès par arrêt cardiaque, la commune souhaite acquérir 10 défibrillateurs (ville et CCAS). Le Conseil municipal a pour ce faire décidé d'adhérer au groupement de commandes passées par les Communautés de communes des Landes. C'est l'Association des maires des Landes qui sera chargée de gérer l'appel d'offres, pour obtenir un bon prix.
Auteur : J.-L.H.
Projet de vœu du Conseil Municipal de Mont de Marsan du 24 Novembre 2009
Vu l’article L.2121-29 du Code général des collectivités territoriales,
Considérant qu’en vertu de la loi du 13 Août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, la commune constitue « le premier niveau de l’administration publique et le premier échelon de proximité », qu’elle est porteuse des préoccupations de nos concitoyens et des services publics dont ils ont besoin ;
Considérant que le projet de loi de finances pour 2010 présenté par le Gouvernement, prévoit la suppression mal compensée de la taxe professionnelle et que le texte relatif à la réforme des collectivités territoriales préparé par le Gouvernement limiterait la possibilité, pour les départements et les régions, de participer financièrement à des projets d’intérêt communal et donnerait aux préfets le pouvoir de modifier la carte de l’intercommunalité, éventuellement contre l’avis de la majorité des communes concernées ;
Considérant que ces orientations font courir un risque de tarissement des ressources financières, de paralysie de l’action publique locale et de recentralisation du pouvoir ;
Considérant que la décentralisation, fondée sur les principes de proximité et de responsabilité devrait, au contraire, être consolidée, afin que les collectivités locales qui sont les architectes du cadre de vie de nos concitoyens, puissent rester les garantes des investissements nécessaires pour le futur, assurant déjà les trois quarts des efforts publics dans ce domaine ;
Le Conseil municipal de Mont de Marsan réuni le Mardi 24 Novembre 2009 à 19h00 :
- AFFIRME son attachement à la décentralisation, conçue comme la possibilité pour des conseils démocratiquement élus au plus près des besoins des concitoyens de mener les projets d’intérêt public local qu’ils ont librement identifiés ;
- FORMULE le vœu que le département et la région puissent continuer à apporter librement, dans le cadre de la solidarité territoriale, une contribution indispensable au financement des équipements et des projets municipaux ;
- EXPRIME son inquiétude face à la réduction des dotations versées par l’Etat aux collectivités locales, face à la réforme de la taxe professionnelle remplacée par des impôts moins dynamiques, largement à la charge des ménages, et sans que soit garantie une compensation intégrale et pérenne pour chaque commune ;
- SOUHAITE que la définition des périmètres des intercommunalités et la détermination des compétences qu’elles exercent demeurent fondées sur le libre choix des communes ;
- APPELLE le Gouvernement et les Parlementaires à engager une véritable réforme des finances locales, à renforcer les acquis de la décentralisation, la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité et comme pilier de notre démocratie.
CONSEIL MUNICIPAL.Le débat d'orientations budgétaires a entraîné de vifs échanges hier soir. Sur la forme d'abord. Mais aussi sur le fond, avec les réformes en guise de trame
Il n'y a d'abord pas eu de vote, une simple intronisation : Bernard Depons démissionnaire - « pour raisons personnelles » a rappelé madame le maire - Philippe Eyraud est devenu hier soir, conseiller municipal montois en grimpant d'un rang, de son statut de premier « battu » des municipales 2008.
Il a en revanche fallu élire une 10e adjointe que Geneviève Darrieussecq souhaitait installer officiellement avec la responsabilité de « la politique de la ville. » Catherine Picquet, seule candidate, a donc été élue par 28 voix pour et 7 bulletins blancs, l'opposition s'étant par ailleurs abstenue sur le principe même de cette nomination...
Un vote qui n'était pas prévu, c'est celui qui s'est imposé au moment de « rétrocéder » le poste de conseiller communautaire occupé jusque-là par M.Depons. Si les autres délégations ont été récupérées par M.Eyraud, c'est en revanche Catherine Dupouy-Vantrepol qui était pressentie par la majorité pour reprendre ce rôle à la CAM. L'opposition, toujours fâchée de n'avoir qu'un représentant à l'agglo, en a donc profité pour présenter Alain Baché. D'où la nécessité de voter. Et c'est évidemment Catherine Dupouy-Vantrepol qui a été élue.
Le voeu de l'opposition sur le sujet était censé n'arriver qu'en fin de séance. Mais le débat d'orientations budgétaires a eu vite fait de bouleverser l'ordre du jour pour placer au coeur du débat municipal ces réformes qui ne cessent d'occuper le quotidien, de polluer la vie et de compliquer la tâche (ne rayez aucune mention inutile) des élus de France et de Navarre. Donc de Mont-de-Marsan.
Les réformes ? Celle des collectivités territoriales et sa lointaine cousine de la taxe professionnelle, évidemment : à moins d'être revenus hier soir de chercher de l'eau sur la lune, vous ne pouvez rationnellement pas ne pas en avoir entendu parler.
Ce n'est pas comme les orientations budgétaires, dont les conseillers municipaux d'opposition auraient bien aimé avoir eu vent avant de pénétrer hier soir, salle du conseil... De quoi provoquer l'ire de Renaud Lagrave, porte-parole de l'opposition. « Je prends un ton solennel pour le dire, mais après l'avoir déjà dit l'an passé, je souhaiterais vivement que ce soit la dernière fois que nous ne soyons pas destinataires, avant ce débat, d'un document qui résume vos orientations. Sans cela, comment peut-il y avoir débat ? C'est pour le moins cavalier de votre part : on ne respecte pas l'opposition. J'ai à votre disposition le document émanant du ministère qui vous y oblige ; je peux vous citer les exemples du Conseil régional qui envoie 240 pages avant le DOB, du Conseil général qui en envoie 40 ou d'une commune de l'agglomération bordelaise qui fait parvenir aux élus d'opposition, notamment du Modem (sic), un texte d'une douzaine de pages. Même si nous ne le souhaitons pas, la prochaine fois, ça ne se passera pas comme ça. »
Du débat au coup bas
Une menace ? « Une mise en demeure », selon Geneviève Darrieussecq, « ce que je n'apprécie qu'à moitié. » Mais même ébranlée par cette demande (justifiée !), madame le maire, sans être très convaincante, ne plie pas : « vos collègues de la majorité n'ont pas été destinataires non plus. Je vous donne donc ma parole, M. Lagrave, que vous aurez un document à votre disposition en 2010. » Voilà pour la forme, importante. Sur le fond, officiellement intronisé la veille tête de liste pour le PS dans les Landes, Renaud Lagrave ne risquait pas de lâcher cet os-là. « Je prends l'exemple des travaux à Guy Boniface : où irez-vous chercher les cofinancements à l'avenir ? »
C'est que l'exposé, effectivement teinté d'optimiste, du professoral adjoint aux finances Jean-Pierre Pinto ne prévoit guère de hausses, en terme d'impôts (ce qui est une bonne nouvelle), mais aussi côté investissements. Et à trop vouloir entrer dans le débat de fond, si Geneviève Darrieussecq a marqué un point - « la taxe professionnelle, j'entends quand même dire depuis longtemps que c'est une taxe pénalisante » - elle en a aussitôt encaissé un (du gauche) pour avoir usé du mot « mille-feuilles » à propos des compétences croisées des collectivités. « Mille-feuilles ? C'est une expression que j'ai déjà entendu dans la bouche de M. Sarkozy », pouvait relever, l'oeil gourmand, Renaud Lagrave. Faute de vrai débat et en vue des régionales, c'est ce qu'on peut appeler un coup bas.
Auteur : jean-pierre doriaN
j-p.dorian@sudouest.com
LA POSTE.Près de 3 000 personnes ont voté ces derniers jours pour dire leur opposition à l'ouverture du capital
Les membres du collectif organisateur de la votation ont eux-mêmes été surpris par le succès rencontré. Samedi, à certains moments de la matinée, les Montois ont fait la queue pour voter et dire leur attachement à La Poste en tant que service public.
Trois bureaux de vote étaient installés en ville, l'un au marché Saint-Roch, l'autre rue Gambetta au milieu des stands de la grande braderie d'automne et l'autre à proximité de la Poste centrale. Ce dernier bureau était renforcé de plusieurs membres du groupe d'opposition municipale qui traditionnellement tient permanence le premier samedi du mois.
« Il va y avoir davantage de votants que pour la médiathèque », pronostique Renaud Lagrave. Le premier fédéral du Parti socialiste landais s'emballe un peu. À Mont-de-Marsan, 2 569 personnes se sont exprimées sur la Poste dont 1 663 samedi (quasiment toutes opposées à la privatisation), pour la médiathèque, elles étaient 3 300.
« J'aime mon facteur »
« Il n'y a pas que la campagne qui va perdre des bureaux si on privatise », analyse Alain Baché (Parti communiste), « ce sera vrai dans les quartiers aussi. » Il existe aujourd'hui, outre la poste centrale, trois bureaux annexes en ville, à Saint-Médard, Saint-Jean d'Août et Barbe d'or.
« Le maire dit que ce n'est pas de sa compétence d'organiser cette votation mais elle se réveillera quand il sera trop tard. Elle doit craindre des bisbilles avec ses alliés de l'UMP. »
« On privatise de plus en plus et on voit ce que ça donne », livre Olga, une retraitée montoise. « En plus dans certains endroits, il n'y a plus que la Poste comme service public. »
Stéphane, Montois également, parle d'un « fondement de la solidarité nationale » qui pourrait être mis à mal.
« J'aime bien mon facteur », résume Yvonne, retraitée à Sainte-Colombe. « Déjà que le service se délite petit à petit, je ne veux pas que ça aille plus loin », lance Yann, un jeune papa saint-pierrois qui s'est déplacé exprès pour voter.
Plutôt que d'expliquer pourquoi il est là, Marc, quadragénaire montois, interroge : « Pourquoi y a t-il plein de gens qui ne viennent pas voter ? » Comme Yann, il plaide pour un renforcement des services publics et ne veut pas se contenter d'un statu quo.
Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@sudouest.com
Nous publions ci après, l'échange de courriel avec la Mairie de Mont de Marsan, suite à notre demande concernant la mise en débat au Conseil Municipal ainsi que l'organisation de la votation citoyenne du 3 octobre prochain pour demander un référendum national contre la privatisation de La Poste. (http://www.appelpourlaposte.fr/) réponse de la Mairie:Bonjour, Madame le Maire m'a demandé de répondre à votre e-mail concernant la votation citoyenne du 3 octobre.La Mairie de Mont de Marsan n'organisera pas cette votation elle-même mais mettra à disposition du Comité contre la privatisation de la Poste le matériel et les locaux nécessaires à son organisation.Par ailleurs, Madame le Maire ne souhaite pas inscrire cette délibération à l'ordre du jour du prochain Conseil municipal, le sujet en question n'étant pas de compétence municipale.
En me tenant à votre disposition pour plus de précisions, Cordialement, Mathieu ARADirecteur de Cabinet
notre demande:Le 31 août 2009 11:06, Ensemble Pour Mont de Marsan <contact@ensemblepourmontdemarsan.org> a écrit :
Madame le Maire,
Par le présent courriel le groupe de l’opposition « Ensemble pour Mont de Marsan » souhaite porter à votre connaissance l’initiative du comité national contre la privatisation de la Poste. Il s’agit en effet de demander la tenue d’un référendum sur cette question par l’intermédiaire d’une votation citoyenne qui aura lieue le samedi 3 Octobre dans toute la France.
Organisée localement partout en France par les comités locaux et collectivités partenaires de l’action du comité national, cette consultation pourra se tenir dans les mairies comme devant les bureaux de poste, dans la transparence et la démocratie pour que chacun ait une chance de se prononcer sur le projet de privatisation de La Poste.
LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire
A cet effet nous vous joignons le modèle de délibération que nous souhaitons pouvoir discuter lors de notre prochain Conseil Municipal le 29 Septembre prochain. Par ailleurs afin d’organiser cette votation dans les meilleures conditions, nous vous remercions par avance de bien vouloir nous indiquer dans les meilleurs délais si la Mairie de Mont de Marsan organisera cette votation ou non afin que nous puissions nous-mêmes le faire en cas de besoin.
Cordialement
Renaud LAGRAVE
Conseiller Municipal de Mont de Marsan
Porte parole du groupe de l'opposition
contact@ensemblepourmontdemarsan.org
www.ensemblepourmontdemarsan.org
www.renaudlagrave.fr
Copie de courriel à la presse locale
Voici les mails que nous avons envoyé au journal sud ouest en réaction à l'article paru sur la petite enfance à Mont de Marsan
Madame,
Suite à votre article du jour je me permets juste de porter à votre connaissance et certainement à celle de Mme le Maire que le « vide abyssale » dont elle parle est provoqué depuis 3 ans par la fin de l’accueil des enfants de 2 ans dans les écoles montoises, choix éminemment politique fait par Mr Darcos que Mme Darrieussecq a reçu il y a peu de temps à la Maire de Mont de Marsan.
Vous pourrez continuer votre série, si série il y a, en interrogeant les parents d’élèves, les professeurs des écoles, les médecins, bref la communauté éducative pour constater que cet accueil avait un sens pour l’éveil des enfants. Bien entendu il s’agit encore une fois de transférer des compétences de l’Etat vers les collectivités locales, choix politique que nous ne partageons pas, mais je sais Mme le Maire ne fait pas de politique…
Renaud LAGRAVE
------------------------------------------------------------------------------
Afin de faire suite à votre article de ce jour, je me permets une réaction.
Le « vide abyssal » dont parle Madame le Maire en matière d’accueil des jeunes enfants n’est que le discours politicien dont nous habitue la majorité montoise depuis sa prise de fonction. Il est plus simple de critiquer l’ancienne équipe que d’appliquer les promesses d’un programme électoral. Déjà plus d’un an de gestion et…rien de réellement mis en place.
Oui, les structures jeunes enfants de la ville – des villes françaises – doit continuellement s’adapter aux évolutions sociales des ménages. Il n’est plus possible d’imaginer aujourd’hui un couple dont l’un des parents pourrait se permettre de ne pas avoir d’activité professionnelle afin de garder son ou ses enfants à la maison. Ainsi, les structures d’accueil doivent continuellement évoluer pour tenir compte de cette donnée.
Sur l’embauche des huit assistantes maternelles ; ce fut partiellement des remplacements de départ à la retraite. Ensuite, au moins trois d’entre elles sont restées sans activités les premiers mois ou gérant des placements ponctuels qui ne pouvaient en aucun cas constituer une base de rémunération acceptable, d’où l’urgence d’une mensualisation.
« Les enfants porteurs d'un handicap ou de problèmes médicaux pourront être accueillis » ; l’exemple du « petit autiste » que vous donnez est le seul à ce jour ; il n’y a pas d’assistante maternelle candidate à cette prise en charge à ce jour, et celles qui le souhaiteraient devront faire une formation.
La mise en place des micros crèches me semble paradoxale à la lecture de l’argumentation de la majorité municipale. En effet ; soit l’urgence d’accueil est bien là, et les micros crèches ne sont en aucun cas des structures permettant immédiatement après leurs mises en places la prise en charge d’enfants, puisque la législation impose que les assistantes maternelles intervenants dans ces structures soient en fonctions depuis plusieurs années, et donc…elles arriveront avec leurs propres enfants dans la micro crèche, ce qui ne générera aucune nouvelle place dans l’immédiat. Mais, certes, et c’est sans doute ce qui séduit la municipalité : cela augmente les statistiques et se réalise avec un budget restreint.
La Commission Solidarité, qui a étudiée et discutée ces informations lors de sa réunion d’hier, a validé cette analyse, mais avec trois lignes qui n’ont pas été développées dans votre article. Les voici :
« Ce chiffres de 167 berceaux faisant défaut doit être analysé au regard du contexte de développement des effectifs de l’Etat à court terme (ouverture du centre pénitentiaire) et à moyen terme (augmentation des effectifs de la base aérienne de près de 400 à l’horizon 2010).
Le « vide abyssal » tient ainsi compte de modifications à venir.
Pour conclure ; ces nouvelles mises en place ne sont que la réalité d’une gestion municipale normale, qui se doit d’évoluer en fonction des nouvelles donnes, comme l’ancienne équipe l’avait fait en son temps. Il est complètement déplacer de juger ainsi le travail réalisé, alors que les conditions locales évoluent.
A quand pourrons nous juger d’un travail effectivement réalisé par la majorité municipale, sans qu’elle le mette en valeur par une critique systématique de son prédécesseur ?
Je reste à votre disposition pour tous autres renseignements.
Bien à vous,
Jean Philippe GUERINI
Voici donc la liste des modifications intervenues entre 2008 et 2009, sur la base des critères énumérés en conseil municipal, il parait que chaque association a été reçue et que des réunions par groupe d'associations se sont tenues, nous vous laissons prendre connaissance de ces changements:
- Voici les faits marquants pour les mouvements d’une année à l’autre :
Le groupe folklo Essor passe de 1485 à 610
la chorale sol mi douze de 880 à 440
Atelier créativité de 3000 à 1700
Ass des amis de despiau et wlérick de 1740 à 605
Amis des archives de 175 à 300
La ruche landaise grimpe de 840 à 1340
Banque alimentaire de 840 à 1315
Secours populaire de 1005 à 815
Secours catholique landais situé à dax de 100 à 200
Calin caline de 180 à 25000 à cause de l'employée qui n’est plus mise à disposition, mais pour combien de temps…
PACT des landes de 735 à 235
MRAP de 3355 à 1600
Scouts de france de 85 à 325
Stade M Omnisports de 639 650 à 739 650 (fonds de réserve pour le rugby pro), ce qui porte la subvention annuelle au SMR à 250 000€
Sports et loisirs pour tous de 5330 à 500
Radio MDM de 17380 à 22000
- voici la liste des associations qui sont supprimées :
Amicale des basques 425
Amicale des sapeurs pompiers volontaires 4025
Ass Cel le gaucher 90
Ass Sauvegarde et action educative 120
Ass landaise des rapatriés 125
Ass LANDINUX 5000
Ass Numismatique club montois 85
Amiposte landes 840
ATTAC marsan 500
Club cœur et santé 205
Comité depart. jeunesse plein air 120
Comité fêtes Balen Sart 170
Groupe folklo El Garrekin 340
Groupe Los Flamencos 250
Pena La Juventud 255
Société de borda 120
Société horticulture 100
La louvine du Marsan 385
PEEP collèges et lycées 195
PEEP primaires et maternelles 195
Ass « les criquets » Despiau 425
Ass sportive cel le gaucher et beillet 170
Ass collège lubet barbon 675
FCPE second degré 195
Conservatoire art et métiers 6710
Foyer socio-éducatif cel le gaucher 445
‘’ ‘’ duruy 240
‘’ ‘’ rostand 490
‘’ ‘’ Wlérick 240
‘’ ‘’ Estève 240
Lycée Pro Estève sport 170
Boutons d’or duruy 170
Comité handisport 195
Cercle taurin montois 195
Supporters S.M. Foot 170
France ADOT 40 230
Section évadés de guerre 120
Ass restaurants du cœur des landes 1095
Landes Mains 1650
Entre-aide membres légion d’honneur 1000

View comments (1)