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Commission environnement, développement durable du 24 octobre 2008 :

Plusieurs points ont été abordés lors de la commission environnement qui s’est tenue vendredi 24 octobre.

Nous avons débuté cette réunion par le dossier de la géothermie, un dossier complexe et technique dont M. Socodabiehere, adjoint chargé du développement durable et de l’environnement, nous a présenté un état des lieux.

Depuis le 12 novembre 2007, c’est la régie des eaux qui gère le service de la géothermie. Le règlement de ce service avait été adopté lors du conseil municipal du 12 décembre 2007. Des modifications de ce règlement ont été prises par le conseil municipal lors de la séance du 24 juin 2008, concernant notamment la coupure de la géothermie entre le 15 juin et le 15 septembre, afin de limiter les conséquences des rejets de la géothermie (hors période de chauffe) dans le ruisseau St Anne, et se mettre ainsi en conformité avec le code de l’environnement. Pour éviter des rejets de l’eau supérieurs à 30°, une étude a été menée sur la création d’un puit de réinjection, dans le but de rejeter l’eau dans la nappe où elle est pompée. Quelles sont les résultats de cette étude ? L’étude envisage plusieurs solutions :

- 1ère solution : La création de toute pièce d’un puit de réinjection. Mais celle-ci pourrait entraîner un gros risque géologique. L’eau étant puisée au sein d’une faille et non d’une nappe, il y aurait un risque à creuser à la profondeur à laquelle l’eau est actuellement prélevée c’est à dire 1852 mètres. Compter 6 millions d’euros pour creuser jusque là.

 

- 2ème solution : Il y aurait la possibilité d’utiliser le forage GMM2 (Maridor) à 3km de GMM1. Mais il ne fournirait pas la même pression que GMM1, n’aurait donc pas la même capacité intégrale d’accepter la réinjection du débit maximal (pour GMM1 au plus froid 250 m3/h. alors que GMM1 a seulement une capacité de 200 à 150 m3/h).

 

- 3ème solution : La possibilité d’utiliser le forage GMM10 a également été envisagée. Mais, ce forage est trop éloigné, situé à Campagne. Il faudrait au moins 10 km de canalisation, ce qui poserait des problèmes en matière de débit, de pression, de nivelation. Compter 650 euros/m2, au total 5 millions d’euros.

 

- 4ème solution : peut-être, selon eux, la solution la plus tolérable. Mais c’est encore à l’étude par la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF). Réinjection de l’eau non pas dans la source où elle est prélevée mais dans le Danin c’est à dire une nappe phréatique qui permettrait de réintroduire l’eau par filtration.

 

Conclusion du dossier : Afin que soit rentabilisé l’investissement pour la création d’un puit de réinjection, il faudrait être en mesure de vendre au moins 28 giga watt, en sachant qu’actuellement sont fournis 12 giga watt. Avec les logements et les équipements prévus dans le projet ANRU, on pourrait arriver à la fourniture de 17 giga watt d’ici 2012.

Ainsi, un comité de pilotage (composé de l’ensemble des acteurs du dossier) va se réunir en novembre non seulement pour étudier la solution la mieux adaptée au problème des rejets de la géothermie, en prenant en compte les différentes difficultés techniques pré-citées (en attendant, poursuite de mesures transitoires : l’utilisation d’aérothermes pour refroidir les canalisations, pour réduire la température des rejets à une température de 3° au dessus de la température ambiante) mais aussi pour réfléchir aux diverses possibilités d’élargissement du service de la géothermie à d’autres utilisateurs.

 

Autre point abordé lors de cette réunion, l’exposition itinérante « Avenir de la Terre », il s’agit d’une campagne de sensibilisation auprès notamment des scolaires sur la question du développement durable et sur le thème de l’eau, prévue du 13 au 27 mai 2008. Le prix de l’exposition est de 15 000 euros, gratuité pour les visiteurs.

 

Dernier sujet sur lequel on portait nos échanges a concerné le SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) de la Midouze. Le SIVU et son budget servent à maintenir et à entretenir l’état de la rivière et les berges. Le bureau du SIVU (qui s’est réuni il y a trois semaines) a fait le choix de ne pas augmenter les cotisations des collectivités du SIVU pour l’année 2009, la cotisation est de 1,68 euros/habitant. L’objectif pour 2009 est l’embauche d’un technicien des rivières. Les travaux mandatés par celui-ci sont subventionnés à hauteur de 80%.

 

Ségolène Dauga et Rose Lucy.

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