Relance au Peyrouat
Un des gros dossiers de ce Conseil municipal de lundi soir était consacré au projet de rénovation urbaine du quartier nord Peyrouat. À commencer par le projet de construction d'un pôle petite enfance publique, avenue du Peyrouat. C'est à l'emplacement de l'ancienne pataugeoire que sera installée la nouvelle crèche Calin-Caline, avec 60 places pour accueillir les enfants, sur une surface de 1 000 m². Le projet a été déplacé à cet endroit parce que le projet initial, prévu au phare, ne prévoyait que 37 places sur 700 m². « Ceci pour essayer de rattraper le retard, dit le maire Geneviève Darrieussecq, car il manque actuellement 150 berceaux pour la petite enfance sur la ville (chiffres CAF). »
Bâtiment à énergie passive
Proposition adoptée sans vagues et à l'unanimité, Alain Baché (PC), regrettant toutefois que « cela augmente les coûts de fonctionnement pour la ville, alors que c'est l'État qui devrait mettre les fonds nécessaires pour assurer ce service public ».
Les charges de fonctionnement seront de toute façon évaluées, avant la construction de ce bâtiment à énergie passive, qui se veut exemplaire sur le plan de l'environnement. Coût estimé, 1,8 million d'euros hors taxes, dont la moitié de subventions.
Autre décision importante, celle de répondre aux besoins d'insertion économique des habitants du quartier. Pour qu'au moins 5 % du nombre d'heures travaillées soient réservés aux habitants des zones urbaines sensibles et 10 % au moins des embauches directes ou indirectes effectués dans le cadre de la gestion urbaine de proximité ou de la gestion des équipements financés par l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) accordées à la même population.
Relogement
Une charte d'insertion par l'économie et l'emploi sera donc signée entre la ville, l'État, l'Anru, l'Office des HLM, la Communauté d'agglo, la Mission locale, le Conseil général, le Conseil régional, la Caisse des dépôts et consignations, la Caf, etc.
Une charte partenariale de relogement des habitants du quartier, en liaison avec, à peu près les mêmes interlocuteurs, sera également signée pour reloger, après destruction puis reconstruction des vieilles tours de la cité, au moins 50 % des habitants sur le site du Peyrouat.
Sur ce dossier, Alain Baché croit savoir que le projet pourrait connaître des problèmes de financement, et demande que la commune interpelle l'État. Le maire précise qu'un retard de 6 mois a été pris, « notamment parce que l'Office des HLM a fait le choix de ne pas donner suite au concours ouvert il y a deux ans, ce qui nous obligera à reprendre les études. »
Enfin, le réseau de vidéosurveillance existant sur la ville (caméras place Saint-Roch, au Midou, à la salle du Beillet et à la salle Codibois) pourra être relié au commissariat de police. Des travaux subventionnables à 100 %.
Auteur : jean-louis hugon
jl.hugon@sudouest.com
