Incertitudes et inquiétudes sont à n’en point douter ce qui caractérise aujourd’hui la situation financière de la ville de Mont-de-Marsan.
Incertitudes car les décisions du gouvernement Sarkozy et de ses fidèles lieutenants barons de la finance, de mettre au régime sec les collectivités locales en diminuant les dotations, et ne permettent plus aujourd’hui d’envisager une gestion de notre collectivité pour répondre aux besoins des populations et à la nécessaire création d’équipements publics.
Inquiétudes liées à l’explosion de la dette de la Ville, 40 millions d’euros en 2011, soit 12,32% de plus qu’en 2010 et surtout plus de 7 millions de dette depuis 2008 !
Comme certains tentent de nous faire croire que la dette de la France serait due aux choix des années 80, ici à Mont de Marsan on nous ressert inlassablement des travaux non achevés du mandat précédent, travaux qui pourtant étaient dans l’intérêt général de notre Ville, notamment l’école du Bourg Neuf.
Inquiétudes également pour la réalisation de certains projets qui pourraient être abandonnés ou repoussés faute de financements.
La majorité municipale procède à des choix et définit ses priorités qui sont en tous points discutables. On nous annonce d’ores et déjà que des efforts seront demandés au milieu associatif et sportif.
En effet, et nous ne cessons de le dire, vouloir persister et poursuivre avec ce type de gestion, nous amène tout droit dans le mur.
Le brillant aussi beau soit-il, ne peut cacher à la longue toutes ces difficultés.
Accroître la dette avec en plus moins de ressources financières, n’est pas raisonnable pour l’avenir de notre ville.
De plus, pour vouloir nous rassurer, on ne touche pas à l’impôt, alors qu’il augmente par les décisions gouvernementales de près de 3% par an, et pendant ce temps là on ne dit pas tout haut que l’on augmente au maximum les tarifs ou les nouvelles taxes : taxe communale sur la consommation finale d’électricité, nouvelle taxe d’aménagement communale.
Aussi, sans vouloir verser dans le catastrophisme, c’est ce langage de vérité que nous voulons porter auprès des montoises et des montois.
Moins de ressources financières, accroissement de la dette ne pourront perdurer longtemps sans conséquences graves pour notre ville.
Alors que cette situation devrait conduire à la prudence, les robinets sont ouverts alors que les vannes sont fermées.
A l’heure des choix, certains nous accuseront d’avoir la critique facile, mais les mêmes doivent se rendre compte de la situation préoccupante des finances de notre Ville. Sur tout cela, nous donnons notre point de vue et tirons la sonnette d’alarme.
Et si nous pensons avant tout dans ce débat aux intérêts des montoises et des montois pour aujourd’hui, il ne faudrait pas que l’avenir soit assombri par un endettement abyssal qu’il faudra bien payer tôt ou tard. Arrivée à mi mandat, la majorité municipale fait peser ses réalisations sur les générations futures, ce sera un débat primordial dans l’avenir.
Ne dit-on pas que la prudence est mère de sûreté. Tenez-vous le pour dit.